Sidération

Durée de lecture : 1 minute

15 juillet 2016 / Hervé Kempf (Reporterre)



Dans la soirée du jeudi 14 juillet, à Nice, sur la promenade des Anglais, un camion a foncé dans la foule, tuant 84 personnes et en blessant des centaines.


D’abord, une pensée pour toutes celles et tous ceux fauchés par la mort en un soir d’été qui devait être dédié à la joie. Et notre amitié à leurs familles, avec les mots bien pauvres de la compassion désolée.

Ecore une fois, la folie a frappé. Le désir fou de tuer, de détruire, de purifier, de venger, on ne sait pas. Mais cette folie qui revient, relançant sans défaillir le cycle de la violence et de la haine. On connait déjà les réponses : l’état d’urgence prolongé, la guerre au loin accentuée, la police toujours plus présente, l’inquiétude latente qui va sourdre en permanence dans toutes les actions publiques, comme une maladie qui laisse un répit que l’on sait toujours provisoire.

On se sent démuni quand on tente d’attirer en permanence l’attention vers le cadre plus large du tableau, vers l’autre violence : celle qui nous entraîne tous dans la dégradation de la santé de la biosphère et donc dans l’altération durable des possibilités de vie harmonieuse de l’humanité. Mais l’événement parle et impose sa loi légitime. Et pour l’instant, il nous faut accorder le temps au silence, à la méditation, à l’écoute.





Source : Hervé Kempf pour Reporterre

Photo : Capture d’écran de BFM TV

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