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Une marche sur Gaza

Un an après la terrible agression d’Israël contre Gaza, une marche est organisée sur Rafah pour obtenir la levée du blocus qui maintient un million et demi de Palestiniens en prison.


Une marche internationale et non violente, destinée à lever le blocus de Gaza, doit commencer le 27 décembre au Caire (Egypte), et franchir la frontière égyptienne vers Gaza le soir du réveillon. Plus de 1300 marcheurs, venus de 42 pays, dont 400 Français (dont Mgr Gaillot, la sénatrice Alima
Boumédienne-Thiery, des astrophysiciens, des artistes comme le groupe
Ministère des Affaires Populaires...) et parmi eux, une dizaine de
« désobéissants », sont attendus, et espèrent bien rejoindre les palestiniens
assiégés depuis un an par Israël.

Le ministère égyptien des affaires étrangères vient d’annoncer que la
frontière de Rafah serait fermée pendant plusieurs semaines à venir, du fait
de tensions nouvelles entre l’Egypte et Gaza. Il est peu probable qu’elle
soit ouverte par la suite, compte tenu de l’intransigeance israélienne et de
la construction actuelle d’un mur, côté égyptien, destiné, précisément, à en
rendre le franchissement plus difficile encore. Nous estimons quant à nous
que la tension est permanente à la frontière, du fait du blocus, que nous ne
nous sentons pas particulièrement menacés, et que si risques il y a, nous
sommes prêts à les assumer. Il est de toute façon trop tard pour que les
marcheurs puissent changer leurs plans maintenant. Nous poursuivons donc les négociations avec les autorités égyptiennes, tout en nous organisant pour
partir à Rafah d’ici la fin du mois.

En fait, aucune délégation, quelle que soit sa taille, qui a réussi à entrer
dans Gaza au cours des 12 derniers mois ; n’avait reçu de feu vert des
autorités égyptiennes avant la frontière de Rafah. Bon nombre de délégations se sont entendu dire qu’elles ne pourraient même pas partir du Caire, en direction de Rafah. Certaines ont eu leur bus bloqué sur la route.
Certaines se sont vu signifier dès le départ qu’elles ne pourraient entrer
dans Gaza. Mais après des pressions politiques et publiques exercées, le
gouvernement égyptien a changé d’avis et permis l’entrée dans Gaza.

« Nous voulons rappeler l’impunité totale dont jouissent encore les
responsables politiques et militaires israéliens qui décidèrent les massacres
de civils gazaouis l’an dernier
, déclare Xavier Renou, marcheur et membre
fondateur des Désobéissants. Nous espérons que les autorités égyptiennes
seront sensibles à l’importance symbolique de cette initiative de solidarité
internationale, et nous laisseront passer. Et que les autorités françaises
soutiendront notre marche, et cesseront enfin leur coopération militaire avec
Israël. »

La marche est organisée en France par de nombreuses associations, telles que CAPJPO-EuroPalestine, et se déroule du 27 décembre au 2 janvier.


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