A Nantes, « capitale verte », l’écologie se retrouve à la poubelle‏

Durée de lecture : 1 minute

21 mai 2014 / Xavier Pétillon et Dimitri Royer



Anecdote significative rapportée des lecteurs. 200 sacs siglés « Accélérer le changement, Ecocity, Nantes 2013 European green capital », ont été retrouvés dans les poubelles du Centre des congrès de Nantes. Des sacs « en coton bio » censés éviter... le gaspillage. Tout un symbole.


Un proche qui glane à l’occasion, a récupéré le week-end dernier, dans les poubelles du Centre des congrès de Nantes un carton. Sans doute un déstockage pour faire de la place.

Dans ce carton d’emballage, deux cents sacs promotionnels titrés "ACCÉLÉRER LE CHANGEMENT - ECOCITY - NANTES 2013 EUROPEAN GREEN CAPITAL", et, comme l’explique l’étiquette, "en coton bio, fabriqués en Tunisie à partir d’un tissage réalisé à Laval".

À la poubelle, donc. Huit mois après le "fleuron" de Nantes Capitale Verte.

Il est déjà douteux que les besoins publicitaires imposent de cultiver une plante aussi consommatrice en eau que le coton, puis lui fassent parcourir plusieurs milliers de kilomètres à travers terres et mers afin de le transformer en sacs, qui seront finalement jetés sans même être déballés. Cela devient risible, quand on sait que les sacs ont été imprimés pour… l’«  Ecocity World Summit  », organisé à Nantes, en septembre 2013, dans le cadre de «  Nantes, capitale verte européenne  », et qui se donne notamment pour objectif d’«  organiser le dialogue entre les porteurs du modèle de développement urbain européen et leurs homologues des autres continents  ».

On a distribué les sacs pour qu’ils puissent encore servir.





Source et photo : Courriel à Reporterre

Lire aussi : A Nantes, championne du « greenwashing », le banquet écolo a été vampirisé par une multinationale


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