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Climat : l’Europe pas trop mal sur les gaz à effet de serre mais à la peine sur les économies d’énergie

L’Union européenne est en bonne voie d’atteindre ses objectifs en 2020 en matière de réduction de gaz à effet de serre (GES) et d’énergies renouvelables, mais est à la peine sur l’efficacité énergétique.


Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, l’UE s’est imposée pour 2020 de réduire ses émissions de GES de 20%, de passer à 20% la part des renouvelables dans sa consommation d’énergie et de réaliser 20% d’économies d’énergie. Un cap surnommé « 3×20 » issu du paquet climat-énergie adopté en janvier 2008 par la Commission européenne.

« Dans son ensemble, l’UE fait de relativement bons progrès en vue de réaliser ses objectifs », écrit l’AEE dans un rapport, qui précise néanmoins qu’« aucun Etat membre n’est en passe de les atteindre dans les trois domaines ».

Les GES en nette diminution, mais pas partout

Avec 18% de réduction de ses émissions de GES en 2012 par rapport à 1990, l’UE « est très proche de son objectif » de 2020 et devrait même le dépasser avec une diminution de 21% attendue en 2020. Mais tous les pays européens ne sont pas aussi bons élèves et six Etats membres (Autriche, Belgique, Finlande, Irlande, Luxembourg et Espagne) ne sont pas dans les clous.

Sur la question des énergies renouvelables, là encore, globalement l’UE est « en voie » de réaliser son objectif, estime l’AEE. Ces énergies alternatives aux ressources fossiles ont représenté 13% de la consommation d’énergie finale dans l’UE en 2011.

Un objectif d’étape pour 2011-2012 avait été fixé à 10,7% que six Etats membres n’ont pas atteint (France, Lituanie, Malte, Pays-Bas et Royaume-Uni).

Efficacité énergétique : la France bonne élève

Sur le volet de l’efficacité énergétique l’horizon est moins rose. Seuls la France, l’Allemagne, la Bulgarie et le Danemark réalisent de « bons progrès ».

L’AEE revient aussi sur le protocole de Kyoto qui imposait à l’UE des réductions de rejets de GES de 8% entre 2008-2012, par rapport à 1990. L’objectif est largement atteint dans la mesure où les 15 pays qui étaient concernés par ce traité, signé en 1997, ont diminué leurs GES de 12,2%.

La question de nouveaux objectifs de réduction de GES pour 2030, voire 2040, fait débat au sein de l’UE, qui émet 11% des GES dans le monde. La France, qui accueille en 2015 la grande conférence internationale sur le climat censée aboutir à un accord global sur leur réduction, plaide pour un objectif de baisse de 40% en 2030.

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