Commission 2050 : l’Etat n’a rien appris à Fukushima

Durée de lecture : 16 minutes

13 février 2012 / Jade Lindgaard (Mediapart)

Le site Mediapart vient de publier le rapport de la Commission Energies 2050 mis en place par le ministre de l’Industrie Eric Besson. Il s’agit d’analyser la situation énergétique française en 2050. Mais le rapport - qui doit être publié le 13 février - montre que les experts de l’Etat restent indéfectiblement attachés à une vision passéiste du nucléaire.


Le rapport Energies 2050 est officiellement publié le 13 février. Mediapart en avait dévoilé le contenu fin janvier.

.............................................

A quoi ressemblera la France dans quarante ans : une industrie nucléaire fournissant une demande d’énergie toujours croissante ? Ou une diversité énergétique, mélangeant les sources renouvelables pour assurer la consommation déclinante de nos concitoyens ? Dans le but d’établir une feuille de route pour 2050, Eric Besson, le ministre de l’industrie et de l’énergie, a commandé un rapport à un groupe d’experts chargés de plancher sur les divers scénarios possibles de politiques énergétiques.
Mediapart s’est procuré une version non définitive de ce document. Nous le publions en plusieurs chapitres séparés dans le corps de cet article et sous l’onglet Prolonger. Le rapport de la commission Energies 2050 doit être remis le 13 février au ministre, 15 jours après la publication des travaux très attendus de la Cour des comptes, qui vient d’auditer les coûts de la filière nucléaire française – la présentation aux journalistes doit avoir lieu mardi matin.

Il ressort globalement du rapport de la commission Besson que les scénarios présentant le plus fort pourcentage de nucléaire sont les plus avantageux en matière de coût de l’électricité, d’emploi, de réduction des gaz à effet de serre, et de souveraineté énergétique. Or, même si « suite à l’accident de Fukushima, le risque nucléaire est devenu en 2011 une prépoccupation particulièrement forte », les auteurs écrivent que « plus que les problèmes environnementaux, le citoyen français semble davantage concerné par son pouvoir d’achat ». Si bien que, même s’il n’est jamais écrit noir sur blanc dans ce document de 160 pages qu’a lu Mediapart qu’il vaut mieux prolonger le parc nucléaire existant que de basculer dans un système où les énergies renouvelables seraient majoritaires, c’est la conclusion implicite et logique de son dernier chapitre sur « les principaux enseignements de l’analyse ».

Ainsi, près d’un an après l’accident de Fukushima, le rapport Besson veut tourner la page de la mise en doute de l’industrie de l’atome. Car tout en affirmant l’impératif de la sûreté des réacteurs, il la considère comme acquise, une fois que seront respectées les conclusions de l’autorité de sûreté du nucléaire sur les stress tests du parc. Ce n’est plus un sujet. Passez votre chemin.

Nous avons soumis ce document à l’analyse de deux experts indépendants reconnus, l’économiste Benjamin Dessus et le physicien Bernard Laponche, membres de l’association Global Chance. Selon eux : « C’est un exercice médiocre, biaisé par des erreurs factuelles ; des non-dits, des hypothèses implicites et des omissions majeures, sans aucune analyse de cohérence, ni aucun recul par rapport aux études analysées. Cette complaisance et cette médiocrité méthodologique nuisent gravement aux conclusions suggérées, sinon proposées aux pouvoirs publics pour une politique énergétique à long terme de la France »

200 000 emplois détruits par la baisse du nucléaire ?

La date de sortie de ce rapport peut paraître étrange, à la veille d’élections présidentielle et législatives qui s’annoncent très difficiles pour la majorité. La prochaine programmation pluriannuelle des investissements (PPI) que le rapport Besson est censé aider à préparer doit en effet être présentée devant le Parlement en… 2013. Autant dire que rien n’assure que les commanditaires de ce document soient encore en mesure d’en appliquer les préconisations dans un an. Mais il documente pour l’histoire la manière dont l’Etat français envisage le tournant énergétique, presque un an après l’accident de Fukushima.

Moins riches en chiffrages que le rapport attendu de la Cour des comptes, l’étude de la commission Energies 2050 publie néanmoins quelques données importantes. D’abord, on y voit que selon EDF, la prolongation de la durée de fonctionnement des centrales implique des coûts de l’ordre de 680 à 860 millions d’euros par réacteur, en prenant en compte les premières mesures réclamées par l’ASN dans ses stress test d’après Fukushima.

Si bien que selon les auteurs du rapport, « cette option de prolongation s’avère de loin la moins coûteuse en termes d’investissements jusqu’à 2035-2040, quel que soit le scénario alternatif où il y aurait remplacement de réacteurs par un quelconque autre moyen de production ».

Autre information : concernant l’EPR, Areva considère que sa capacité actuelle de fabrication d’équipements est de l’ordre de deux EPR par an, et considère que sa chaîne de sous-traitance est sécurisée pour une production annuelle de cinq EPR par an…soit un rythme sans commune mesure avec la situation actuelle (le chantier de l’EPR finlandais dure depuis sept ans et a encore au moins deux ans devant lui, la mise en route de l’EPR français à Flamanville est prévue avec quatre ans de retard).

Le coût de l’arrêt de Fessenheim, la centrale que François Hollande annonce vouloir fermer s’il est élu à la présidence de la République, atteint 1,1 milliard d’euros de manque à gagner si elle fonctionne jusqu’en 2020, et 3 milliards d’euros, si on attend 2040.

Enfin, sur l’emploi, les auteurs considèrent que, quel que soit le mix énergétique, les emplois créés et détruits ne seraient que de quelques dizaines de milliers. Une répartition entre 70% de nucléaire et 20% de renouvelable (contre environ 15% aujourd’hui) créerait 13.500 emplois par rapport à 2010 dans la production électrique – notamment la construction, l’exploitation et la maintenance. Dans le cas du scénario avec 50% de nucléaire, 11.850 emplois seraient créés, contre 14.713 avec 20% de nucléaire.

En revanche, selon le rapport Besson, la hausse des prix de l’électricité se traduira en 2030 par une perte de PIB de 0,6% si 50% d’électricité est d’origine nucléaire, et de 0,9% s’il n’est plus que de 20%. Les pertes d’emploi atteindraient 140.000 dans le premier cas, et 200.000 dans le second (par rapport à l’hypothèse d’une reconduction à 75%). Ces chiffres sont très élevés, précisent les auteurs, car ils ne concernent pas que les emplois directs, mais aussi ceux des sous-traitants ainsi que les emplois induits. Ils sont contredits, notamment, par les travaux de l’économiste Philippe Quirion.

C’est la première fois, sur notre période récente, que les services de l’Etat se livrent à une comparaison de scénarios réalisés par d’autres acteurs, et étudient officiellement la perspective d’une sortie du nucléaire. Le rapport Energies 2050 est un drôle de document, essentiellement composé de la comparaison de scénarios d’évolution de la demande et de l’offre d’énergie réalisés par des industriels (Areva, l’Union française de l’électricité qui regroupe les professionnels du secteur, RTE qui gère le réseau d’électricité), des associations d’experts (Négawatt, Sauvons le climat, Global Chance), le bureau d’étude Enerdata, et le commissariat à l’énergie atomique (CEA).

Autrement dit, contrairement à ce qu’ils faisaient du temps du commissariat au Plan, les services de l’Etat impliqués dans sa rédaction (direction générale de l’énergie et du climat, Centre d’analyse stratégique, la direction générale du Trésor ainsi que deux organismes publics de recherche, le CEA et l’IFP-en) n’ont pas eux-mêmes produit de modèles de prospectives pour ce rapport. Ils se contentent d’analyser les propositions mises sur la table par les acteurs les plus influents du sujet.

L’indépendance, "un poncif indéracinable du nucléaire"

Cette position de retrait apparent n’empêche pas toute une série de biais que relèvent Benjamin Dessus et Bernard Laponche dans une étude réalisée pour Mediapart. Ils sont symptomatiques du discours des pouvoirs publics et de l’administration au sujet de l’énergie.

• Confusion entre énergie et électricité

Le premier défaut de ce rapport est sans doute d’assimiler presque entièrement la question énergétique à celle de l’électricité. C’est sans doute lié à la commande ministérielle, qui pose dans la lettre de mission la question du sort du parc nucléaire hexagonal. C’est aussi dû aux acteurs sollicités (on n’y trouve, par exemple, ni Total, ni GDF-Suez). Et c’est surtout le produit de la vision française historique de l’énergie, si souvent résumée à l’atome.

Du coup, malgré l’insistance à parler de changement climatique, l’étude ne dit presque rien sur les perspectives de baisse de la consommation de pétrole. Alors que, par exemple, le Danemark vient d’adopter un objectif de 100% d’énergies nouvelles en 2050. Ainsi, le rapport Energies 2050 est quasiment muet sur la question cruciale des transports et de leurs corollaires : étalement urbain, prix de l’immobilier, tarifs des transports en commun, état des services publics de transport…

• Une certaine vision de l’indépendance énergétique

Pour les auteurs du rapport Besson, « la dépendance énergétique de la France s’est considérablement réduite depuis 1973 grâce notamment à la construction de son parc nucléaire ». C’est « un poncif indéracinable du nucléaire », analysent Benjamin Dessus et Bernard Laponche, puisque l’uranium est importé à 100% en France.

Sur le sujet, ils lèvent un beau lièvre : d’abord, sur la définition de l’énergie primaire, concept de base de toute réflexion sur le sujet, qui désigne les sources naturelles d’énergie avant transformation. Le problème, c’est que les auteurs comptabilisent l’électricité d’origine nucléaire en « électricité primaire », alors que ce qui est comptabilisé en énergie primaire, c’est la chaleur produite dans le réacteur par la fission des atomes. Cela n’a rien à voir. « Cette façon de continuer à prétendre que la production d’électricité d’origine nucléaire est une production nationale d’énergie primaire suffirait à elle seule à déconsidérer l’exercice Energie 2050 » commentent les deux spécialistes de Global Chance.

Mais ils ne s’arrêtent pas là, car ils ont repéré une autre entourloupe. Pour définir le taux de dépendance énergétique français, les experts de la commision Besson invoquent un indice mis au point par l’OCDE, le « SSDI » (acronyme en anglais pour « indice simplifié de l’offre et de la demande »). Cette mesure est censée combiner et pondérer le niveau de la demande, l’état des infrastructures et l’origine de l’approvisionnement énergétique. Pourquoi pas ?

Sauf que, Dessus et Laponche ont découvert qu’en réalité le SSDI était un indicateur proposé en 2011 par l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE pour comptabiliser le nucléaire en tant qu’énergie produite nationalement. Loin d’être neutre, c’est donc un indicateur destiné à valoriser l’argument de la contribution du nucléaire à la souveraineté énergétique.

L’oubli des économies d’énergie

Comme le notent Benjamin Dessus et Bernard Laponche, l’étude s’intéresse beaucoup plus à l’évolution de l’offre d’énergie qu’à celle de la demande. Ce biais d’analyse conduit les auteurs à sous-estimer les potentiels des économies d’énergie. Or, la baisse de la consommation énergétique est une condition incontournable de la montée des énergies renouvelables dans notre système. Ne pas la prendre en compte revient donc à faire le choix implicite de l’atome.

« Il semblait que depuis près d’un demi-siècle, on avait compris que les actions sur la demande étaient aussi importantes que l’action sur l’offre », commentent Dessus et Laponche, anciens de l’Agence de maîtrise de l’énergie, ancêtre de l’Ademe. En fait la transition énergétique semble se résumer à la lutte contre le réchauffement du globe. Et les économies d’énergie sont systématiquement considérées comme des mesures coûteuses et non comme des gisements d’économie. C’est le même biais que dans l’étude publiée par l’UFE il y a quelques semaines, dont Benjamin Dessus récuse les calculs, à ses yeux invraisemblables.

Surtout, c’est faire fi du plan national d’efficacité énergétique annoncé par Nathalie Kosciusko-Morizet en décembre dernier : une diminution des consommations d’énergie comprises entre 19,7% et 21,4% à l’horizon 2020. Ce qui correspond à un objectif de consommation énergétique finale de 128 à 131 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole). Cette réduction « est tout à fait importante et constitue l’un des points les plus notables de ce rapport bien que passant relativement inaperçu » notent Dessus et Laponche. Si bien que pour eux, « les politiques et les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs fixés devraient occuper une place beauoup plus importante dans ce rapport que les deux petites pages qui lui sont consacrés ».

Mais le rapport Besson recèlent d’autres surprises. On y lit par exemple, au chapitre 4, qu’ « on peut aussi bien faire l’hypothèse d’une baisse ou d’une hausse de la demande d’électricité ». Ah bon ? Le gouvernement ne vient-il pas de décider le contraire ? A la page 9 du chapitre IV, on tombe encore sur un diagramme extravagant qui compare les scénarios étudiés, sans s’alarmer que dans leur immense majorité, ils tablent sur une consommation notablement plus importante que son niveau actuel. Plusieurs scénarios envisagent ainsi une hausse sensible de la demande d’électricité à l’horizon 2030 : 570 TWh (terawatt-heure) pour l’UFE, 630 pour le scénario de référence de RTE, selon les chiffres donnés au chapitre V.

Cela entraîne une conséquence majeure : la sous-estimation de la différence entre le coût unitaire du KWh et la facture de l’usager. En effet, nombreux sont les signes avant-coureurs d’une hausse du coût unitaire de l’électricité produite en France. C’est un argument cité dans le rapport pour justifier de ne pas réaliser trop d’investissements coûteux aujourd’hui, qui risqueraient de renchérir le prix payé par les usagers. « Une augmentation des prix de l’énergie en France conduit à diminuer le pouvoir d’achat des ménages, baisser la compétitivité de nos entreprises, augmenter la part de la population française en situation de précarité énergétique et diminuer le nombre d’emplois » assure le document Energies 2050.

Or le développement massif d’énergies renouvelables exige beaucoup de moyens, et plus que le simple entretien des centrales nucléaires existantes. Seulement, si le volume d’électricité consommé par les ménages diminue, grâce à une politique d’efficacité et de sobriété énergétique, alors la facture finale pourrait ne pas s’élever, voire même se réduire. A l’inverse, si l’on consomme deux fois plus d’électricité, même si elle est moins chère à l’unité produite, le total finit par dépasser une énergie plus coûteuse au kWh mais dépensée avec plus de parcimonie.
Pour Dessus et Laponche, « l’absence d’analyse des coûts globaux pour la collectivité et la facture des usagers de scénarios contrastés de demande électrique discrédite totalement les analyses macro économiques qui s’en suivent ».

• Et la démocratie dans tout ça ?

Ce n’est pas le sujet central du rapport, mais à plusieurs reprises, ses auteurs se prennent à critiquer l’idée de la participation du public aux débats sur l’énergie. Ainsi, p. 13 du chapitre 5, on peut lire qu’« il n’est pas sûr que l’organisation d’un nouveau débat public sur la future politique énergétique apporterait plus de satisfactions aux légitimes besoins d’information des citoyens que de frustrations sur la complexité des enjeux, sans oublier les difficultés d’organisation pratique ».

Un peu plus loin, le propos se précise, avec l’exemple de l’éolien en mer qui, certes, pourrait donner lieu à un débat public général « pour l’ensemble d’une façade maritime ». Mais mieux vaudrait ensuite « des concertations plus réduites qu’un débat public de projet : les exploitants et les populations y gagneraient probablement beaucoup de temps et d’énergie ! ». En bref, point trop de débat, pour ne pas nuire à l’installation des infrastructures énergétiques.

Ce sentiment de défiance vis-à-vis de tout ce qui risquerait d’entraver le développement des équipements industriels se renforce à la lecture d’un passage éloquent sur l’épineuse question des lignes électriques, contestées par les populations riveraines. « Il est probable à ce titre que la construction des nouvelles lignes électriques nécessaires pour le bon fonctionnement du réseau doive conduire à en accélérer la réalisation à travers des modifications de leur cadre d’autorisation », expliquent les auteurs du rapport. Le texte ne précise pas quel allègement des procédures est envisagé.

Enfin, les opposants aux gaz de schiste seront heureux d’apprendre que les auteurs du rapport Besson n’en excluent pas du tout l’exploitation – malgré le vote d’une loi interdisant la fracturation hydraulique l’année dernière : « En France, la question de l’exploitation des huiles et des gaz non conventionnels ressort également aujourd’hui très vraisemblablement d’un dialogue très en amont ».

Ainsi, le rapport Energies 2050 décevra ceux qui s’attendaient à y lire l’expression d’une doctrine d’Etat. En se contentant de comparer des scénarios préexistants à cette étude, il est à la fois moins ambitieux et moins franc que n’aurait été l’exposition d’un véritable plan de programmation énergétique.

Sur la question spécifique du nucléaire, il soulève malgré lui une grave question : celle de la sûreté nucléaire. Tout en assurant que « l’exigence de sûreté est un préalable absolu au fonctionnement des centrales nucléaires », le document envisage ouvertement le prolongement de vie des réacteurs français au-delà de 40 ans – seuil initialement envisagé. Pourtant, le vieillissement des installations est un facteur de risque supplémentaire. Ainsi, les experts de l’IRSN alertent d’ores et déjà sur l’état préoccupant des cuves des réacteurs des tranches les plus anciennes.

Plus généralement, aucun investissement ne peut garantir une sûreté à 100%. Selon Jacques Repussard, directeur général de l’IRSN, « Il ne faut plus laisser croire que le nucléaire est une technologie parfaite. Le gouvernement et EDF ont sous-estimé le risque d’un accident et du rejet du nucléaire par la société ». Or le rapport Energies 2050 semble considérer que le simple respect des préconisations de l’Autorité de sûreté du nucléaire suffit à garantir le bon fonctionnement des centrales et à régler la question de la sûreté.

« La discussion de la contribution du nucléaire au futur système énergétique français prend un caractère uniquement économique » s’inquiètent Benjamin Dessus et Bernard Laponche qui n’hésitent pas à parler d’une véritable « escroquerie intellectuelle ».

Faut-il tout décider en fonction des coûts économiques ? En matière d’énergie, il serait dangereux que l’ampleur de la crise financière et sociale actuelle fasse disparaître les autres critères de la décision publique.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Mediapart. Article reproduit avec l’autorisation de l’auteur.

Première mise en ligne sur Reporterre le 30 janvier 2012.

Lire aussi : Il est temps d’en discuter sérieusement : comment sortir du nucléaire ?

DOSSIER    Fukushima

THEMATIQUE    Énergie
29 juillet 2019
L’été, au loin
La vie de Reporterre
18 juillet 2019
De l’urgence de débattre au sein du mouvement écologiste
Édito
20 juillet 2019
Tour de France : l’équipe Ineos, championne du plastique polluant
Enquête


Dans les mêmes dossiers       Fukushima



Sur les mêmes thèmes       Énergie





Du même auteur       Jade Lindgaard (Mediapart)