Des jouets de Noël, oui, mais recyclés !

Durée de lecture : 2 minutes

10 décembre 2013 / Reporters d’espoirs


Des dizaines de Barbie, des Lego à la pelle, des ribambelles de doudous, tous voués à l’abandon, ressuscitent chaque jour ici. Et la visite de cet atelier, installé à Paris (14e), pourrait réveiller la part d’enfance des plus endurcis.

Mais le travail de Rejoué est très sérieux. Cette association permet à des personnes en insertion de renouer avec le monde du travail tout en créant une filière de recyclage.

Claire Tournefier était bénévole à la Croix-Rouge quand elle a eu l’idée de cette initiative : « On nous donnait des tas de jouets, mais on ne savait pas quoi en faire. »

En mars 2012, avec Antoinette Guhl, alors consultante en développement durable, elles ouvrent cet atelier pour redonner vie à ces jouets.

Les objets trop abîmés ou non conformes aux normes européennes (obligatoires pour vendre des jouets) sont écartés et envoyés dans des filières de recyclage, ou parfois détournés par des artistes. Pour les autres (environ 70 %), le grand nettoyage commence. « Avec des produits écolo », souligne la fondatrice. Le garage en plastique fait un séjour à 60 °C dans le lave-vaisselle pour tuer les microbes.

Le déguisement de Spider-Man passe au lave-linge. On tente de compléter les jeux de société. Pas si simple ! « Il faut comprendre la règle du jeu pour vérifier les pièces manquantes, sans y passer trop de temps », explique Aissatou, salariée de 22 ans.

Le tout est vendu entre 50 et 80 % moins cher que le neuf à des ludothèques, des crèches, dans des épiceries sociales… Et dans la boutique de Rejoué, qui ouvre fin février à côté de l’atelier.

Douze personnes, âgées de 21 à 59 ans, sont embauchées pour un an. Un chef d’atelier les encadre et une conseillère en insertion professionnelle résout avec elles les problèmes de logement, de dettes, de santé… Une trentaine de bénévoles complètent cet atelier du Père Noël version récup. Rejoué organise des collectes dans des écoles ou des entreprises. « Nous avons récupéré 7 tonnes de jouets en un an et nous visons 20 tonnes pour 2013 », précise Claire Tournefier.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Reporters d’espoirs

Photo : Association Rejoué

Lire aussi : La Collecterie redonne vie aux objets et crée des emplois

18 novembre 2019
Ecolo et anarchiste, une réponse à l’effondrement
18 novembre 2019
Gilets jaunes, un an : une féroce répression contre l’union des colères
16 novembre 2019
La Maison des peuples ouverte à Paris XXe a été évacuée par la police