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En brefNucléaire

EPR de Flamanville retardé : l’instance de suivi exige des explications

Centrale nucléaire de Flamanville en 2023.

Régulièrement annoncé, sans cesse repoussé. Le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche), annoncé « imminent » par le PDG d’EDF Luc Rémont le 6 juillet, n’a toujours pas eu lieu. Ce retard à l’allumage a été au centre des discussions — houleuses — du bureau de la commission locale d’information (CLI) de Flamanville, instance de débat et de vigilance, réuni le 28 août.

Des membres du bureau fustigent le manque de communication sur les raisons de ce report. « N’obtenir aucune info, comme c’est le cas depuis deux mois, cela ne s’appelle pas avoir de très bonnes relations » avec EDF, a déclaré l’un d’entre eux à Ouest-France. Les membres de la CLI ont réclamé à EDF une note d’explication précise sur les causes de ce blocage.

Pour l’heure, Alain Morvan, directeur de projet de l’EPR, a reconnu plusieurs problèmes, notamment sur un « doigt de gant » (tube qui protège les capteurs thermiques) du circuit primaire. Le problème serait désormais réglé. Le quotidien Les Échos mentionne aussi une source évoquant « un certain nombre d’aléas techniques », parmi lesquels un souci sur les bobines de mesure de position des grappes de commande du réacteur. Au total, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) aurait reçu une dizaine de déclarations d’incidents cet été, indique Ouest-France.

Le démarrage de l’EPR de Flamanville n’en aura pas moins lieu dès cet été, a annoncé EDF. Soit avant le 22 septembre. Ne resterait plus qu’à formaliser la demande d’autorisation de divergence — la première réaction neutronique — auprès de l’ASN.

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