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En brefNucléaire

Canicule : trois réacteurs nucléaires toujours à l’arrêt en France

La centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes.

Trois réacteurs nucléaires français étaient toujours à l’arrêt le 15 juillet en raison de la canicule et des limites réglementaires encadrant les rejets d’eau chaude dans les cours d’eau. Il s’agit du réacteur n° 2 de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), arrêté depuis le 9 juillet ; du réacteur n° 3 du Bugey (Ain), à l’arrêt depuis le 10 juillet ; et du réacteur n° 2 de Chooz (Ardennes), arrêté depuis le 11 juillet.

EDF indique également que six autres réacteurs pourraient « être amenés à adapter leur puissance » en fonction de l’évolution de la situation : les réacteurs n° 1 et 2 de Saint-Alban (Isère), les n° 1 et 3 du Blayais (Gironde) ainsi que les n° 4 et 5 du Bugey.

Lire aussi : Sécheresse et températures trop élevées : le nucléaire souffre aussi des canicules

La centrale nucléaire du Bugey s’est en outre vue accorder une dérogation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) lui permettant de rejeter des eaux de refroidissement plus chaudes dans le Rhône. Cette autorisation, délivrée le 10 juillet, court jusqu’au 20 juillet. Selon l’ASNR et le gestionnaire du réseau RTE, le maintien en fonctionnement des réacteurs n° 4 et 5, équipés d’un circuit fermé, est nécessaire pour garantir la sécurité du réseau électrique.

Implantés en bord de fleuve ou de mer, les 57 réacteurs nucléaires français utilisent l’eau pour leur refroidissement. Pour limiter le réchauffement des milieux aquatiques, l’ASNR fixe, pour chaque centrale, des seuils de température des eaux rejetées. Lorsque ces seuils risquent d’être dépassés en période de fortes chaleurs, EDF est contrainte de réduire la puissance ou d’arrêter certains réacteurs.

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