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En brefNucléaire

EPR2 à Gravelines : EDF face à un terrain trop meuble pour ses réacteurs nucléaires

La centrale EDF de Gravelines en 2011.

EDF va devoir revoir sa copie concernant son projet d’EPR2 à Gravelines (Nord). Dans un avis daté du 23 juillet rendu public le 16 octobre, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) alerte que le projet de renforcement du sol du site de Gravelines, indispensable pour accueillir les deux réacteurs, n’est pour l’heure « pas satisfaisant ».

Pour l’ONG Greenpeace, cet avis « accablant » « remet en cause les EPR2 ». En 2024, elle avait déjà publié un rapport alertant sur le risque de submersion de la centrale.

EDF est confronté à un double problème : le sol de Gravelines est « meuble sur une forte épaisseur » avec des « caractéristiques mécaniques médiocres », et les EPR2 sont presque deux fois plus denses que leurs ancêtres. Avec en conséquence, un risque de « tassements importants sous les ouvrages, incompatibles avec l’exploitation des futurs réacteurs », voire d’enfoncement et d’effondrement des structures.

L’ASNR n’est pas convaincue par l’association de techniques de renforcement envisagées par EDF [1], qu’elle juge « d’une ampleur sans précédent, d’une grande complexité et sans retour d’expérience représentatif en France et à l’international ».

Pire, la tenue de ce dispositif n’est pour l’heure pas garantie dans la durée et surtout en cas de séisme. « Le comportement sismique d’un sol renforcé par un système aussi dense et complexe que celui prévu reste aujourd’hui largement inconnu et relève encore de la recherche », a ainsi expliqué l’ASNR au Monde.

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