En Bourgogne et Franche-Comté, deux aéroports vides se battent en duel

Durée de lecture : 1 minute

12 avril 2013 / Le Bien Public



Deux aéroports de dimension internationale à 45 km de distance : un coût public démesuré pour seulement 80 000 passagers


Est-il bien raisonnable pour la Bourgogne et la Franche-Comté, grandes par la taille, mais modestes par leur poids économique et leurs moyens financiers, de disposer à 45 kilomètres d’écart de deux aéroports à dimension internationale ?

[Note : les deux aéroports visés sont l’aéroport de Dijon et l’aéroport de Dole.]

Non évidemment. Pourtant les deux régions n’ont jamais été capables de se mettre d’accord sur un équipement commun, dont le financement serait bien plus aisé et économe des deniers publics. Une situation ubuesque.

On pourrait en effet attendre une vision plus œcuménique et budgétairement plus responsable de la part des décideurs économiques, pourtant peu enclin aux investissements inconséquents quand il s’agit de leurs propres affaires.

Mais on peut adresser le même reproche aux décideurs bourguignons et franc-comtois qui n’ont jamais vraiment cherché à mutualiser leurs politiques en matière de transport aérien. Il est vrai qu’obtenir le soutien des élus de la Nièvre, de l’Yonne, ou du Territoire de Belfort vis-à-vis d’un dossier qui intéresse au mieux, et en partie seulement, la Côte-d’Or, le Jura (*) et la Saône-et-Loire n’est pas évident…

Résultat : chacune des deux régions finance sa propre infrastructure et les deux plateformes cumulent à elles deux environ 80 000 passagers annuels, mais à un coût pour le contribuable qui pourrait très probablement être réduit…

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(*) C’est d’ailleurs le conseil général du Jura qui finance très largement l’aéroport de Dole






Source et photo : Bien Public

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