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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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Hamou Béya, pêcheurs de sable

Le réalisateur malien Samouté Andrey Diarra a suivi des jeunes Bozos, forcés à l’exode à cause du changement climatique. Ils ont troqué leur filet contre des seaux et pêchent désormais du sable.

Un film présenté ce soir 20 juin à Paris, dans le cadre du Festival de cinéma des Foyers, en partenariat avec Reporterre.


« Quand l’eau est ta vie et qu’elle t’abandonne, tu pars la chercher. » Gala Sabé appartient au peuple Bozo, qui vit sur les rives du fleuve Niger au Mali. La pêche les fait vivre depuis des siècles.

Mais depuis quelques années, « les changements climatiques et la sécheresse ont provoqué la mort du poisson. » Le niveau du fleuve baisse, et les filets remontent vides à la surface.

Alors pour survivre, pas le choix : « La vie au village est devenue difficile », alors ils partent. Ils deviennent pêcheurs de sable. Dans les environs de Bamako, inlassablement, ils plongent, remplissent leur seau puis chargent leur pirogue du précieux matériau, qui servira ensuite à la construction de nouveaux bâtiments.

Le réalisateur Samouté Andrey Diarra retrace l’histoire de ces jeunes Bozos qui, à l’instar de Gala Sabé, ont quitté leur famille et leur terre natale pour tenter de gagner leur vie. Son documentaire, Hamou-Béya, pêcheurs de sable, se veut ethnographique. Mais il pose également la question des impacts socio-économiques, environnementaux et culturels de cette nouvelle économie.

Car l’exploitation du sable est en pleine expansion, stimulée par l’urbanisation croissante de la capitale malienne. D’après l’IRD (Institut de recherche sur le développement), entre 15 et 20 millions de mètres cubes de matériel auraient été extraits du fleuve de 2000 à 2006.

Le lit du Niger s’ensable en aval, mais il se creuse en amont. Et les conséquences sur l’agriculture et l’écosystème se font déjà sentir : les débordements du fleuve dans les plaines agricoles, qui permettent l’irrigation des cultures, sont moindres, et... les poissons se raréfient. Triste ironie du sort pour ces pêcheurs de sable.


Ce film sera présenté à 22 h 00, au foyer Lorraine, vendredi 20 juin, Paris 19è, dans le cadre du Festival de cinéma des foyers, dont Reporterre est partenaire.


Hamou Béya, pêcheurs de sable, de Samouté Andrey Diarra, France / Mali, 2012, 1 h 12, documentaire.

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