La librairie qui se pose dans les arbres

Durée de lecture : 2 minutes

31 mars 2014 / Fabien Rabatel (Sud Ouest)




Consommer autrement, c’est aussi la possibilité de ne pas acheter « neuf ». Olga et Michel Terranova-Nissefort l’ont bien compris et militent depuis un quart de siècle pour un retour à l’essentiel, plus proche de la nature.

Ils n’ont pas attendu que le développement durable soit « tendance » pour en faire leur mode de vie au quotidien. Connu pour tenir la boutique Le Bouquiniste, à Capbreton, le couple n’a jamais voulu de bail commercial. « Nous avons toujours été dans l’idée de faire du commerce autrement », expliquent-ils, en chœur.

Un jour, dans le jardin de leur maison construite de leurs propres mains, à Saubion, sur la zone artisanale Le Petit Plach, Olga et Michel se sont dit qu’ils allaient construire une cabane dans les arbres, dans les chênes, plus exactement, et transférer ainsi leur activité commerciale de bouquiniste.

Arbres centenaires

Les travaux ont démarré en janvier 2013. Deux cabanes apparaissent petit à petit autour de ces arbres centenaires. D’une hauteur sous plafond d’environ trois mètres, une première fait une superficie de cent mètres carrés et sera remplie de livres d’occasion. La seconde, de soixante mètres carrés, sera dédiée aux rencontres, à l’organisation de causeries et de conférences pour enfants et adultes, sur le bien-être, l’éducation et l’art.

« C’est une ossature en bois posée sur une vingtaine de pilotis en bois issus de la tempête Klaus », résume Michel, passionné d’architecture, qui a déjà six maisons à son actif. Des proches viennent les aider régulièrement dans le cadre de chantiers participatifs. « Nous avons fait livrer 1 200 bottes de paille, pour remplir les murs, les plafonds et les planchers et, ainsi, isoler totalement les lieux sur 35 centimètres de largeur. »

Ajoutez une rampe d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, un toit en pente et des toilettes sèches et le tour est joué.

Idée savoureuse que d’imaginer, finalement, que la boucle est bouclée. Le livre retourne à sa matière première d’origine, le bois. Ouverture à l’année, prévue fin mai 2014, au moins pour la partie librairie.





Source et photo : Sud-Ouest

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