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En brefClimat

La pollution de l’air accélère la fonte des glaciers de l’Himalaya

Les particules de poussière et de suie se déposent sur les surfaces glacées et enneigées de l’Himalaya.

Surnommé le « troisième pôle » en raison de ses gigantesques réserves de glace (les plus vastes en dehors des régions polaires), le plateau tibétain voit ses glaciers fondre à une vitesse de plus en plus rapide, à cause du changement climatique. Mais un autre facteur aggrave le phénomène : la pollution de l’air.

C’est ce qu’ont confirmé des chercheurs dans un article paru le 27 juin dans la revue scientifique PNAS Nexus. Les particules de poussière et de suie générées par les activités humaines ont en effet tendance à se déposer sur les surfaces glacées et enneigées de l’Himalaya. Cela assombrit alors la surface, augmente d’autant l’absorption de rayons du soleil, dont l’énergie accélère la fonte de l’eau…

Pour mesurer l’ampleur du phénomène, les chercheurs ont observé grâce à des images satellite l’évolution de cette fonte en 2020, lorsque l’Inde a mis en place un long confinement, du 25 mars au 31 mai, en réponse au Covid-19, réduisant considérablement l’activité économique et les flux de transport. Résultat : une pollution de l’air fortement diminuée et quelque 27 millions de tonnes de glace et de neige épargnées par rapport à une année normale, estiment les scientifiques.

Les auteurs concluent donc évidemment qu’il serait utile de réduire la pollution de l’air pour limiter l’ampleur de la fonte des glaciers, d’ores et déjà alarmante. Entre 2011 et 2020, les glaciers de l’Himalaya ont fondu 65 % plus rapidement que dans la décennie précédente, alertait déjà une récente étude et pourraient perdre jusqu’à 80 % de leur volume d’ici la fin du siècle. Cette réserve d’eau douce géante alimente plus de 20 % de la population mondiale.

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