Le Tchad met fin à la gestion de ses parcs naturels par l’ONG African Parks
Une giraffe dans le parc national de Zakouma, qui était géré depuis 2010 par l’ONG sud-africaine African Parks Network. - Fatakaya / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
Une giraffe dans le parc national de Zakouma, qui était géré depuis 2010 par l’ONG sud-africaine African Parks Network. - Fatakaya / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
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Le 6 octobre, le gouvernement tchadien a annoncé la rupture de son partenariat avec l’ONG sud-africaine African Parks Network (APN) pour la gestion de ses parcs naturels. Dans un communiqué de presse, le ministre de l’Environnement, de la pêche et du développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a justifié ce choix par la « recrudescence du braconnage » et un « manque cruel d’investissements » dans ces parcs. Le ministre a aussi dénoncé les « difficultés de collaboration » avec African Parks et le « non-respect de clauses » du partenariat.
Depuis 2010, APN était gestionnaire du parc national de Zakouma, avant d’élargir ce partenariat au parc de Siniaka-Minia et à la réserve naturelle et cuturelle d’Ennedi depuis 2017. Dans ces parcs, l’ONG fondée en 2000, s’est investie dans la protection et conservation de la faune, tout en y développant l’activité touristique. Fin 2024, APN était implantée dans 13 pays d’Afrique, pour y gérer 23 parcs.
Pourtant, selon une investigation menée par le journaliste Olivier van Beemen, l’ONG utiliserait des méthodes de conservation de la nature « néocoloniales ». En quatre années d’enquête, celui-ci avait documenté des pratiques militaristes, de privatisation des terres et d’expulsion des populations locales.
Après cette annonce, le gouvernement tchadien s’est dit ouvert à d’autres initiatives et partenariats pour permettre la gestion de ses aires protégées.