Pumpipumpe, ou comment prêter et emprunter des outils au lieu de les acheter

Durée de lecture : 3 minutes

16 avril 2014 / Mathieu (I love Meiser blog)



Ô combien d’outils achetés un jour et gisant, inutiles, pendant des années ! Et si on se les prêtait ?


L’autre jour, je cherchais à fixer une étagère au mur de ma chambre. Il me fallait donc employer une perceuse. Ne sachant pas où l’emprunter, je prends la décision d’en acheter une au magasin de bricolage le plus proche. Je m’y rends et puis (sachant que je n’utiliserai la perceuse que 2 ou 3 fois par an) je choisis pour un modèle bon marché. Je passe à la caisse et je ramène l’objet chez moi. Je sors enfin l’objet de sa boîte, je l’utilise, puis je le range dans mon placard déjà trop encombré.

Aujourd’hui, je me dis que cet appareil tombera sans doute en panne d’ici une quinzaine d’années ; en conséquence de quoi il me faudra soit le réparer, soit le remplacer par un appareil neuf (qui ne sera sans doute pas de meilleure qualité que le premier). Je me dis également que cette perceuse n’est pas une exception : quand je pense à tous ces outils à usage privé que j’entasse bêtement dans mes armoires (un robot-ménager multi-fonctions, un mixer à 8 vitesses, une pelle, une rallonge…) je suis attristé et je me dis « tout ça pour ça ! ».

Mais, voilà qu’aujourd’hui je prends connaissance de l’existence d’un système qui me fait retrouver le sourire : un système simple et ingénieux – lancé à l’initiative de deux filles originaires de Suisse – et susceptible d’encourager le prêt et l’emprunt d’objets entre voisins. Explication…

"Pumpipumpe est une action de l’atelier bernois METEOR COLLECTIF visant à favoriser l’interaction sociale entre voisins. Elle encourage le prêt et l’emprunt d’objets rarement utilisés. On trouve dans chaque ménage des outils, des appareils ménagers, du matériel de loisir ou d’autres trucs dont on a presque jamais l’usage et que l’on prêterait volontiers de temps en temps à son sympathique voisin.

Il y a également de nombreuses choses que l’on ne possède pas soi-même, et on serait bien heureux de pouvoir les emprunter à l’occasion. Le but de l’action Pumpipumpe est de rendre ces objets visibles et de donner aux gens la possibilité de révéler leur disposition au prêt d’objets. Et ceci non pas via internet, mais grâce à une vignette collée bien en évidence sur leur boîte aux lettres.

Les habitants du quartier découvrent ces vignettes au détour de leur vadrouille quotidienne et peuvent prendre directement contact avec l’heureux détenteur de la perceuse convoitée. On apprend à mieux connaître son voisin et on évite l’achat onéreux d’un appareil tout neuf !" (cf. http://www.pumpipumpe.ch/)

Génial, non ? Si vous voulez vous procurer des vignettes « Pumpipumpe », pour les placer sur votre boîte aux lettres, vous pouvez en faire la demande auprès de Sabine Hirsig (contact : [email protected]). Les vignettes sont gratuites, mais il faudra vous acquitter de la modique somme de 4 EUR pour les frais de livraison. J’ai par ailleurs une vingtaine de sachets vous offrir. Quelqu’un est intéressé ?





Source et photos : I love Meiser blog

Lire aussi : Faire des économies en rencontrant ses voisins : vive la consommation collaborative !

9 juillet 2020
Briser l’omerta : des journalistes bretons s’unissent face aux pressions de l’agro-industrie
Info
10 juillet 2020
EPR : la Cour des comptes étrille la filière nucléaire
Info
10 juillet 2020
Le 3 octobre, marchons sur les aéroports !
Tribune