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Réduire les vitesses, pas seulement sur le périphérique parisien, mais partout !

Durée de lecture : 2 minutes

11 janvier 2014 / Réseau Action Climat France

Depuis vendredi 10 janvier, la vitesse est limitée à 70 km/h au lieu de 80 km/h sur le périphérique parisien. Une décision que saluent le Réseau Action Climat, la Fnaut et Agir pour l’environnement. Qui pensent qu’il faut inscrire une limitation générale de vitesse dans la loi sur la transition énergétique.


Le Réseau Action Climat, la Fnaut et Agir pour l’environnement recommandent une généralisation de la réduction des vitesses autorisées de 10 à 20km/h sur les routes et autoroutes. Préconisée à la fois par le ministre de l’Intérieur et les acteurs du débat sur la transition énergétique (1), cette mesure se fait pourtant grandement attendre, à l’heure où le secteur des transports reste toujours dispensé d’efforts de lutte contre le changement climatique.

« Une réduction de 10 km/h seulement permettrait d’éviter les émissions de quatre millions de tonnes de CO2 par an et une économie sensible de carburant, de l’ordre de 10 à 15 %, soit près d’un litre aux cent kilomètres, ou cent à deux cents euros par an. C’est un levier indéniable pour permettre aux automobilistes de faire des économies significatives et pour soulager notre facture énergétique.

C’est ce qui avait d’ailleurs conduit le gouvernement espagnol à diminuer de 120 à 110 km/h la vitesse autoroute en 2010, pour faire face à la hausse des prix du pétrole », précise Lorelei Limousin, chargée de mission transport au Réseau Action Climat.

En outre, cette mesure encouragera les constructeurs automobiles à mettre sur le marché des véhicules moins puissants et moins rapides, répondant ainsi à la nécessité de diviser par deux leurs émissions de CO2 par kilomètre d’ici 2025 (2). Nul doute que ces véhicules répondront à la demande, puisque plus de deux-tiers des Français se disent prêts à réduire la vitesse de leur véhicule pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (3).

Pour toutes ces raisons, le gouvernement aurait tort de ne pas s’inspirer de l’expérience parisienne pour inscrire dans son projet de loi de transition énergétique une mesure aussi simple et économique qu’un abaissement des vitesses sur les routes et autoroutes de 10 km/h et 20 km/h a minima.


Notes :

(1) Synthèse du débat sur la transition énergétique, p. 23 : « Limiter, après étude d’impact, les vitesses sur les autoroutes (130 à 120 ou 110 km/h), les routes (de 90 à 80 km/h) et en ville (de 50 à 30 km/h) sur 80 % de la superficie des zones urbaines et 50 km/h sur leur partie la moins centrale.”

(2) En 2013, les émissions de CO2 des véhicules neufs en France atteignaient en moyenne 120 g de CO2 au km. Elles devront diminuer jusqu’au seuil de 60 gCO2/km en 2025 afin de réduire suffisamment l’impact du transport automobile sur le changement climatique.

(3) Source : 78,8% des Français sont favorables à la baisse des vitesses d’un véhicules pour réduire ses émissions, selon un rapport de la Commission européenne/ Eurobaromètres, Future of transport, Analytical report, 2011.




Source et photo : Réseau Action Climat

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Du même auteur       Réseau Action Climat France