Un jardin où les enfants des villes cultivent carottes et tomates

Durée de lecture : 2 minutes

24 octobre 2013 / Carole Tribout (Colibris)

A Orléans, le « jardin des écoliers » accueille depuis vingt-deux ans les enfants, qui apprennent à cultiver les radis en s’amusant.


Derrière un portail en bois, à Olivet, près d’Orléans (Loiret), des bambins et des retraités binent, sarclent et arrosent, les uns avec les autres. Les premiers posent de multiples questions. Par exemple : pourquoi les tomates passent du vert au rouge ? Les seconds, amusés mais ne sachant pas toujours répondre, sont fiers de transmettre leur savoir-faire, tout en restant alertes !

C’est le cas de Madeleine, 80 ans, la propriétaire de ce lieu de 2 000 m² qu’elle met gracieusement à disposition de la SHOL (Société d’horticulture d’Orléans et du Loiret) depuis 22 ans.

Pendant ces années, elle a côtoyé pas loin de 400 enfants de CM1-CM2. Certains se sont découvert des vocations de paysagistes ou de maraîchers. Tous, en tout cas, auront passé de bons moments, à la fois ludiques, actifs et instructifs, chacun sur l’un des 25 carrés de 12 m².

Des produits non traités

Anna, neuf ans, fait ainsi pousser des haricots, choux, tomates, échalotes, du thym, de la ciboulette, de l’ail... « J’aime tout ! Et j’ai déjà pu manger des fraises, mais il n’y en avait pas beaucoup, des salades, des oignons, et des radis », lance-t-elle, fiérote, petit râteau à la main. Sa sœur Ambre, la plus jeune des douze gamins inscrits par leurs parents cette année, plante avec grand plaisir des petits poireaux.

Elle fait contrôler la profondeur des trous par Philippe Proust, le président de la section SHOL d’Olivet. « Les enfants s’amusent beaucoup. Ils adorent surtout voir pousser les radis : c’est ce qu’il y a de plus rapide », confie ce dernier, pris d’assaut par trois petites filles impatientes, qui d’arroser ses carottes, qui d’arracher telle plante trop sèche... Il s’agit aussi de cultiver l’art de la pédagogie !

Même les parents profitent des conseils avisés de la vingtaine de bénévoles. Des conseils... et des produits du potager, cultivés sans traitement chimique, avec le compost élaboré sur place. Le tout pour un prix dérisoire (adhésion : 32,50€ l’année), grâce à la subvention de la municipalité et au marché aux fleurs et aux plantes organisé en mai par la SHOL.

Besoin d’un p’tit coup d’pouce...

Un seul regret dans ce petit jardin magnifiquement dessiné et fleuri : qu’il ne fasse plus autant le plein qu’à ses débuts. La faute sans doute aux multiples animations destinées à la jeunesse. Et aussi aux dates décalées de l’activité, de mars à octobre. Dommage, car beauté, joie, utilité, nature et solidarité intergénérationnelle prospèrent dans ce petit coin de paradis.


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Source et photo : Colibris

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