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En brefPollutions

À La Rochelle, les riverains d’un chantier de dépollution tombent malades

Port de La Rochelle.

Maux de tête, vomissements, malaises : tous ces symptômes ont été ressentis à l’automne 2024 par des centaines d’élèves, d’enseignants et de riverains du chantier de dépollution d’une ancienne usine à gaz située en plein centre de La Rochelle.

Mediapart a pu obtenir des mesures inédites sur la pollution générée par l’excavation de déchets toxiques démarrée en août 2024. Réalisées par l’association Zero Toxic qui rassemble des centaines de riverains, ces mesures ont été recueillies par des capteurs installés à côté du chantier en juillet 2025 alors que celui-ci était à l’arrêt.

Les résultats sont inquiétants : « Des pics de formaldéhyde jusqu’à 133 microgrammes par mètre cube (µg/m³) alors que la valeur guide définie par l’Anses est de 100 µg pour une exposition chronique », indique Mediapart. Concernant les particules fines, « les PM2,5 ont été mesurées à 101 µg/m³ alors que l’OMS fixe les seuils de référence à 15 µg/m³ pour vingt-quatre heures et à 5 µg/m³ pour une exposition annuelle ».

Des analyses toxicologiques ont aussi révélé la présence de métaux lourds, comme le plomb et le cuivre, dans les cheveux d’un enfant de 4 ans, et d’un résidu de cyanure dans les urines d’un adolescent de 13 ans, selon Mediapart.

Alors que le chantier de dépollution est toujours à l’arrêt, un nouveau protocole de sécurité « est en cours d’élaboration, il sera soumis à l’avis du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) », a répondu la préfecture à nos confrères.

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