Canicule : Les Écologistes déposent leur motion de censure contre le gouvernement
Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste et social à l'Assemblée nationale, le 30 juin 2026. - © Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste et social à l'Assemblée nationale, le 30 juin 2026. - © Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Le groupe des députés écologistes de l’Assemblée nationale a déposé une motion de censure contre le gouvernement, le 2 juillet, pour dénoncer sa mauvaise gestion de la canicule et son inaction climatique. Le texte sera débattu dans l’hémicycle le 6 juillet.
Dans leur motion, les signataires accusent le gouvernement « d’impréparation » face à la canicule, alors que le Giec « alerte depuis des années sur l’augmentation de la fréquence et de la gravité des vagues de chaleur ». Ils lui reprochent son soutien à des projets « inutiles » comme l’autoroute A69, et des mesures « à rebours de ces alertes », telles que les coupes dans les budgets de MaPrimeRénov’ et du fonds vert, les lois favorisant l’agriculture industrielle et le « gaspillage de l’eau », à l’image de la loi Duplomb, ou encore les attaques contre certains opérateurs de l’État, comme l’Office français de la biodiversité (OFB). Le tout contribuant à « aggraver méthodiquement les vulnérabilités du pays ».
« Nous ne pouvons nous résoudre à compter nos morts »
Quant à la gestion de la canicule, la « responsabilité » de l’exécutif est pointée : « Pas de conseil scientifique établi comme lors de la crise du Covid-19. Pas de mesures exceptionnelles mises en place. Pas d’adaptation du Code du travail pour protéger les salariés. Pas de fonds d’urgence débloqués. Pas de plan d’investissement massif annoncé, listent-ils. D’autres vagues de chaleur arrivent. Nous ne pouvons nous résoudre à compter nos morts. »
Cosignée par 32 députés Les Écologistes, 25 de La France insoumise et un apparenté au groupe socialiste, la motion aurait besoin des voix de 289 députés pour renverser le gouvernement. Ce qui inclut nécessairement les élus du Rassemblement national. Or son vice-président Sébastien Chenu semblait le 1er juillet très réticent à cette idée : « On ne va pas rendre service à Cyrielle Chatelain [présidente du groupe écologiste et social] », a déclaré le député du Nord devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP). Il a estimé que « le vrai rendez-vous, motion de censure ou pas, c’est plutôt la rentrée avec le budget », sur lequel le parti d’extrême droite « ne s’interdit rien ».