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En brefNucléaire

Relance du nucléaire « à marche forcée » : 3 associations vont en justice

La centrale de Penly (Seine-Maritime) en 2011.

Elles dénoncent une relance du nucléaire « à marche forcée ». Mardi 8 octobre, Greenpeace France, le réseau Sortir du nucléaire et le collectif Stop EPR ni à Penly ni ailleurs ont attaqué en justice le décret d’autorisation des travaux préparatoires pour la construction de deux EPR2 à la centrale de Penly (Seine-Maritime). Ils dénoncent notamment des irrégularités de l’avis de l’Autorité environnementale et une insuffisance de l’étude d’impact.

Adopté le 3 juin dernier, le décret n°2024-505 permet de lancer les travaux préparatoires avant même que la demande d’autorisation de création des réacteurs n’ait été approuvée. Ce décalage est prévu par la loi d’accélération du nucléaire de 2023.

5 millions de m3 de roches doivent être brisés

D’une durée prévue de trois ans et demi, le chantier inclut le déroctage de la falaise (5 millions de mètres cubes de roches vont être brisés), la création d’une emprise de 20 hectares sur les fonds marins, des excavations, le terrassement et la construction des premiers ouvrages souterrains et la création d’un système de traitement des eaux usées.

« La dissociation de la phase préparatoire et des travaux de construction de l’îlot nucléaire n’est, ni plus ni moins, qu’une stratégie du pied dans la porte, a dénoncé l’ingénieure experte en nucléaire et chargée de campagne à Greenpeace Pauline Boyer. Sous couvert de travaux préparatoires, EDF dépense déjà des milliards d’euros, rendant alors beaucoup plus compliqué pour les autorités la possibilité d’interdire la poursuite des travaux si l’étude du dossier le rendait nécessaire. »

Parmi les manquements, les associations ont aussi pointé « le manque de transmission d’informations pour un débat éclairé » : « Près d’un an et demi après la publication du compte rendu du débat public sur le projet Penly, la Commission nationale du débat public a rappelé, le 4 septembre dernier, qu’EDF et l’État n’avaient toujours pas apporté de réponses aux nombreuses questions du public qu’elle a rapportées. »

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