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Fiasco de Flamanville : EDF blâmée par l’Autorité de sûreté nucléaire

L'EPR est à l'arrêt depuis le 19 juin 2025 en raison d’un problème de soupapes.

L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a sévèrement critiqué la gestion de crise à l’EPR de Flamanville (Manche), à l’arrêt depuis le 19 juin en raison d’un problème de soupapes. Le 20 août, les inspecteurs ont soumis les équipes d’EDF à un exercice inopiné de « déploiement d’un moyen local de crise » (MLC), à savoir le remplacement d’un élément de tableau électrique par un autre pour réalimenter des batteries en cas de perte totale des alimentations électriques. Résultat : l’exploitant n’a pas été en mesure de mener à bien cette opération, pourtant indispensable pour éviter un accident.

Dans sa lettre de suite, l’ASNR pointe une « gamme d’intervention pas assez précise », des agents « contraints de s’interroger à de nombreuses reprises » et un suivi de formation jugé « perfectible ». Plus grave encore, certains matériels de crise demandés par les inspecteurs n’ont pas pu être présentés. « L’organisation de l’EPR de Flamanville concernant la gestion et les moyens de crise apparaît insuffisante », conclut le gendarme du nucléaire, une appréciation rarissime dans son vocabulaire habituellement mesuré.

De quoi inquiéter les associations : « Je n’ai pas souvenir d’une telle observation », a dit Guy Vastel, de l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro), à Ouest-France. Yannick Rousselet, de Greenpeace, estime lui que « rien ne va » dans ce rapport. EDF, de son côté, annonce un « plan d’action » et assure que les constats « ne remettent pas en cause la disponibilité des moyens de crise ni la capacité du site à gérer une urgence ».

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