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François Ruffin a gardé un portrait de Macron dans son bureau

« Ce soir, Macron a vu J’veux du soleil ! », a écrit mardi 2 avril le député François Ruffin sur son compte Facebook, accompagnant son message d’une vidéo. On y voit François Ruffin, juste avant la projection de son documentaire sur les Gilets jaunes dans une salle des Champs-Élysées, à Paris, sortir le portrait officiel d’Emmanuel Macron, devant les spectateurs.

« On n’est pas loin de chez lui, donc on l’a amené, on l’a amené voir les Gilets jaunes du pays », a déclaré le député La France insoumise (LFI), avant de sortir d’un grand sac, le portrait du président de la République. « Je suis sûr qu’il va en ressortir avec plein d’empathie pour ces Français, et il fera désormais passer les gens avant l’argent », a-t-il ajouté, non sans ironie.



Un peu plus tôt, on le voit dans une vidéo postée cette fois-ci sur YouTube, rencontrer Paulien Boyer, d’ANV - COP21, venue « pour refaire la déco de [son] bureau à l’Assemblée nationale ». François Ruffin a en effet accepté de garder le portrait de Macron décroché dans la mairie du 5e arrondissement, le 21 février dernier.

Dans le cadre de l’opération « Sortons Macron », les portraits « réquisitionnés » du président sont ressortis régulièrement lors d’événements ou de manifestations : « L’idée, c’est de le sortir, de l’emmener là où il n’est pas, voir la vraie vie des gens, qui galèrent dans un système qui ne leur permet pas de vivre dans des conditions dignes », a expliqué Pauline Boyer au député insoumis. « L’oligarchie s’est installée sur le mont Olympe, elle s’est détachée sur le plan fiscal, moral et géographique, et ils pensent pouvoir échapper à la crise climatique, a approuvé François Ruffin. Si on ne leur retire pas le volant des mains, c’est sûr qu’ils vont nous emmener dans le mur. » En recevant le portrait, M. Ruffin a déclaré, à propos de M. Macron : « On va essayer de l’attendrir, de l’émouvoir, de lui faire comprendre l’humanité commune. »

En récupérant le portrait présidentiel, François Ruffin peut être poursuivi pour recel, défini dans le Code pénal comme « le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose, ou de faire office d’intermédiaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d’un crime ou d’un délit ». Un délit puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375.000 euros d’amende.

  • Source : Reporterre

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