Faire un don
80255 € récoltés
OBJECTIF : 120 000 €
67 %
Pour une presse libre comme l'air ! Soutenir reporterre

L’agriculture bio ne progresse plus en France‏

Durée de lecture : 1 minute

11 avril 2013 / AFP

Les demandes de conversion d’agriculteurs vers le bio se tarissent. En cause, le tassement de différentiel de prix entre produits bio et conventionnels.


Après des années d’essor, les demandes de conversion en agriculture bio subissent un coup d’arrêt, assure le président de l’Agence Bio Etienne Gangneron, qui attribue ce revers à un tassement des prix entre bio et conventionnel.

« Dans certaines régions, on n’a aucun dossier de conversion depuis le début de l’année » a indiqué mardi 9 avril M. Gangneron pour qui le mouvement « a commencé en 2012 », sans qu’il ait encore de chiffres disponibles à avancer.

« Un secteur se maintenait encore, celui du vin, mais les prix ont commencé à baisser à leur tour », a-t-il ajouté. Or c’est justement le tassement du différentiel de prix entre produits bio et non bio qui rend la conversion et sa prise de risque trop aléatoire, alors que les rendements sont moindres par rapport au gain escompté par le producteur, explique-t-il.

Période de conversion difficile

« C’est particulièrement vrai dans les céréales et les viandes : je pourrais même parfois vendre des animaux bio moins cher », affirme M. Gangneron, lui-même agriculteur bio dans le Cher.

Il y a dix ans, la tonne de blé était payée 100 euros au producteur, contre 240 environ aujourd’hui (voire plus de 280 l’été dernier). Même si le prix du bio a lui aussi augmenté, le plus que doublement du prix du blé conventionnel, « rend le bio moins attrayant », insiste à son tour Christophe Cardet, conseiller en maraîchage bio à la Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire.

La période de conversion est particulièrement difficile pour l’agriculteur, notent les experts : pendant trois ans il est soumis aux contraintes de la production bio sans pouvoir vendre ses produits comme tel.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source et photo : 20Minutes

Lire aussi : Agriculture bio : le Figaro répand la peur et l’incertitude

24 juin 2019
6.000 activistes ont neutralisé le charbon allemand
Info
24 juin 2019
VIDEO et PODCAST - Les « 30 ans de l’écologie » pour celles et ceux qui n’y étaient pas
Info
22 juin 2019
En Allemagne, nous avons passé la nuit avec les activistes contre le charbon
Reportage