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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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En bref — Eau, rivières, océans

L’industrie minière menace les fonds marins, alerte Greenpeace

Mercredi 3 juillet, Greenpeace a publié un rapport sur les fonds marins, intitulé « In deep water : the merging threat of deep sea mining », autrement dit « la menace émergente de l’exploitation minière en eaux profondes ».

- Télécharger le rapport :

En effet, comme l’a indiqué Greepeace France dans un communiqué, l’extraction minière en haute mer, une activité tout juste naissante, « pourrait entraîner l’extinction d’espèces uniques ». Le rapport explique également comment cette industrie pourrait aggraver le changement climatique : « l’exploitation minière en eau profonde pourrait [libérer] le carbone stocké dans les sédiments d’eau profonde en perturbant les processus qui aident à " récupérer " le carbone et à le livrer à ces sédiments, peut-on lire en introduction du rapport. Les sédiments des grands fonds marins sont connus pour être un important réservoir à long terme de " carbone bleu ", le carbone naturellement absorbé par la vie marine, dont une partie est transportée au fond de la mer lorsque ces créatures meurent. »

Et ce « alors que les fonds marins sont le plus grand écosystème de la planète, c’est aussi celui qui est le moins connu : à ce jour, environ 0,0001% seulement des fonds marins a été exploré ou échantillonné par des scientifiques. »

Bien que l’exploitation commerciale en eaux profondes n’ait pas encore commencé, 29 licences d’exploration ont d’ores et déjà été accordées à des pays tels que la Chine, la Corée, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et la Russie.

Le rapport souligne aussi la faiblesse de la gouvernance actuelle des océans : l’Autorité internationale des fonds marins (ISA), l’organe des Nations Unies chargé de réglementer le secteur de l’extraction minière en haute mer, « accorde la priorité aux intérêts des entreprises plutôt qu’à un traité mondial sur les océans fort », selon Greenpeace. « L’ISA n’a jamais encore refusé une demande de licence, même pour explorer des lieux de grande importance écologique comme la Cité perdue près de la dorsale médio-atlantique, identifiée comme une zone écologiquement importante au titre de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique », dit le rapport.

« Il est essentiel que les gouvernements s’accordent sur un traité des Nations Unies suffisamment ambitieux pour ouvrir la voie à la création d’un réseau de réserves marines interdisant toute forme d’exploitation industrielle, y compris l’exploitation minière en haute mer. Les décideurs politiques doivent placer la conservation au cœur de la gouvernance des océans », insiste Greenpeace France.

Des négociations sont actuellement en cours afin d’élaborer un traité sur la haute-mer.

- Source : Greenpeace France

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