La baisse des émissions de CO2 stagne en France
Les transports représentent un tiers des émissions de gaz à effet de serre. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Florian Pépellin
Les transports représentent un tiers des émissions de gaz à effet de serre. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Florian Pépellin
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La France n’a pas baissé ses émissions de CO2 au premier semestre 2025, selon le dernier baromètre du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa). La tendance devrait durer, avec une évolution de -0,8 % seulement sur l’année, selon la prévision de l’association (hors émissions importées et hors puits de carbone).
Nous sommes loin des 5 % annuels de baisse, objectif de la France sur la période 2022 à 2030 et en dessous du rythme observé en 2022 (-3,9 %) et en 2023 (-6,8 %), dans un contexte de crise énergétique qui faisait chuter la consommation.
Les émissions du secteur résidentiel et tertiaire (logements, bureaux…) ont augmenté de 5,4 % au premier trimestre 2025, à cause d’un hiver froid, et l’électrification des transports (qui représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre) est à l’arrêt.
Les émissions produites par l’activité de raffinage de pétrole ont augmenté de 14 % au premier trimestre 2025 par rapport à l’année passée. Les émissions liées aux engrais minéraux et azotés augmentent, elles, de près de 6 % sur les six premiers mois de l’année.
Début juillet, la parution du précédent point d’étape tablait déjà sur la stagnation des émissions. Elle avait suscité l’aveu, sans ambiguïté, de la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, dans un entretien au journal Le Monde : « Ce sont des chiffres très mauvais et l’année ne sera pas bonne. […] La confusion du discours politique, les reculades, les propos irresponsables et populistes de certains sur la transition écologique expliquent aussi ce que nous observons. »