La biodiversité planétaire en déclin prononcé

Durée de lecture : 3 minutes

14 octobre 2010 / WWF



Le Rapport Planète Vivante, publié par le WWF, montre que l’empreinte écologique de l’humanité continue à augementer et que la biocapacité de la planète diminue.


La sortie le 13 octobre 2010 du Rapport Planète Vivante (Living Planet ReportLPR) du WWF version 2010 amène des conclusions pessimistes.

Le LPR est le bilan de santé le plus complet de notre planète. Dans son dossier, deux points principaux : la biodiversité et l’empreinte écologique.

La biodiversité est toujours en déclin, en particulier dans les zones tropicales et les habitats d’eau douce, soit une baisse générale de 30% depuis 1970.

L’empreinte écologique la plus élevée se trouve dans les pays à haut revenus, elle est en moyenne 5 fois supérieure à celle des pays à faibles revenus.

Selon Jim Leape, Directeur Général du WWF International, « Le rythme de perte de la biodiversité est le plus alarmant dans les pays à bas revenus et souvent situés en zone tropicale alors que les pays développés vivent dans un paradis factice, alimenté par une consommation excessive et des émissions de carbones élevées. » Ainsi, les dix pays à la plus forte Empreinte Ecologique par individu sont : les Emirats Arabes Unis, le Quatar, le Danemark, la Belgique, les Etats-Unis, l’Estonie, le Canada, l’Australie, le Koweit et l’Irlande. Triste injustice, l’impact de la dégradation environnementale s’abat sur les peuples les plus pauvres.

Sur la base des données de 2007 analysées dans le rapport 2010, l’Empreinte Ecologique de la Terre a dépassé sa biocapacité de 50%, dérèglement causé, entre autres, par la surpêche et la sur-pollution qui entraîne le changement climatique.

Eau et développement

Le LPR annonce aussi que 71 pays font actuellement face à une situation de stress hydrique sur les ressources en eau dite « bleue ». En 2025, on estime qu’environ les deux-tiers de la population mondiale, 5,5 milliards de personnes, vivront dans des régions soumises à des stress hydriques modérés à sévère. Par conséquent, sans cet accès indispensable à l’eau potable, à la terre, à la nourriture adéquate, à l’énergie et aux matériaux, les individus les plus vulnérables ne pourront sortir du piège de la pauvreté et prospérer.

Pour faire face aux défis les plus urgents, le WWF demande à ce que les actions suivantes soient mises en oeuvre :
- Augmenter la proportion d’Aires Protégées à 15 % de l’ensemble des régions écologiques ;
- Aider à la gestion durable des forêts ;
- Arrêter la sur-consommation d’eau et la fragmentation des écosystèmes d’eau douce ;
- Eliminer la sur-pêche et les pratiques de pêche destructives ;
- Investir dans la biocapacité ;
- Valoriser la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes ;
- Résoudre les dilemmes entre l’alimentation et l’énergie, créés notamment par les agrocarburants ;
- Prêter attention aux problèmes soulevés par l’allocation des terres et la planification de l’usage de terres ;
- Partager les ressources naturelles limitées.

Le Rapport, qui a été produit en collaboration avec la Société Zoologique de Londres et le Réseau Empreinte Ecologique Globale (Global Footprint), relie l’Indice Planète Vivante à l’Empreinte écologique et à l’Empreinte Eau.






Source avec liens vers le rapport lui-même : http://www.wwf.fr/s-informer/actual...

Ecouter aussi : Qu’est-ce que l’empreinte écologique ? http://www.reporterre.net/spip.php?...

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