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En bref — Eau, rivières, océans

La chaleur extrême des océans a franchi un point de non-retour

Le réchauffement des océans entre 1980 et 2019.

La chaleur extrême a franchi un point de non-retour dans les océans en 2014 : c’est ce qu’indique une étude menée par Kisei R. Tanaka et Kyle S. Van Houtan, publiée le 1er février sur le site de la publication scientifique Plos Climate.

Les températures de surface de la mer ont été analysées au cours des 150 dernières années. Les chercheurs ont constaté qu’il y a un siècle, on enregistrait des températures extrêmes seulement 2 % du temps ; depuis 2014, ces occurrences ont grimpé à 57 %. Cette année marque le point de non-retour puisqu’à partir de 2014, le pourcentage a dépassé 50 % et n’est plus redescendu les années suivantes.

Dans certains points chauds, ces températures extrêmes se produisent même jusqu’à 90 % du temps. Mais d’autres endroits avaient déjà atteint ce seuil plus tôt. « Pour l’océan mondial, 2014 a été la première année à dépasser le seuil de 50 % de chaleur extrême devenant ainsi “normale”, les bassins Atlantique Sud (1998) et Indien (2007) franchissant cette barrière plus tôt », indique l’étude.

« En utilisant cette mesure des extrêmes, nous avons montré que le changement climatique n’est pas quelque chose d’incertain pouvant se produire dans un avenir lointain — c’est un fait historique et qui s’est déjà produit », a déclaré Kyle Van Houtan, un des membres de l’équipe de recherche, dans le Guardian.

En 2016, à l’occasion d’un Congrès mondial de la biodiversité, l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) alertait déjà sur les dégâts causés par le réchauffement des océans : « Le réchauffement des océans affecte tous les écosystèmes, des régions polaires jusqu’aux régions tropicales, et conduit des groupes entiers d’espèces comme les méduses, les tortues et les oiseaux de mer à remonter de 10 degrés de latitude vers les pôles. Le réchauffement des océans affecte les stocks de poissons dans certaines zones, et devrait entraîner une réduction des prises dans les régions tropicales. »

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