La fin du phosphore annonce-t-elle une famine planétaire ?

Durée de lecture : 1 minute

5 septembre 2016 / Christiane Schwarz et Marcel Weingärtner

Le phosphate, la forme minérale du phosphore, est l’ingrédient essentiel de tous les engrais. Utilisé de manière intensive depuis les années 1950, il a permis l’envolée des rendements agricoles. Mais aujourd’hui, le monde s’achemine vers un pic de consommation, comparable à celui de l’exploitation des hydrocarbures. Si le phosphate venait à manquer, les prix alimentaires exploseraient, et avec eux le nombre d’affamés. D’ores et déjà, l’inégale répartition de cette ressource entraîne des tensions géopolitiques et sociales. Comment éviter la pénurie ?

Solutions

Bien qu’il ne puisse être remplacé par aucun produit de synthèse, le phosphate est gaspillé. Peu coûteux, ses dérivés sont employés comme additifs alimentaires ou dans des produits d’hygiène. Faut-il interdire cette pratique ? Les agriculteurs le répandent souvent en trop grandes quantités, polluant les sols et les eaux, comme en témoigne la prolifération des algues vertes. Les scientifiques réfléchissent par ailleurs à des méthodes de récupération, comme le retraitement de l’urine ou des eaux usées.

Des mines marocaines à l’Institut national de la recherche agronomique de Montpellier en passant par les usines de la Ruhr, découverte des différentes pistes pour une gestion plus durable des ressources en phosphore.

  • Diffusé mardi 6 septembre, à midi, sur Arte.

- Vers une famine planétaire ? L’épuisement du phosphore, documentaire de Christiane Schwarz et Marcel Weingärtner.

- Source : Arte



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