La solidarité financière avec les grévistes prend de l’ampleur

Durée de lecture : 2 minutes

22 octobre 2010 / par villalard

On ne peut pas faire grève ou ce n’est pas utile ? Alors, on peut soutenir les grévistes en les aidant à supporter la perte de salaire.


APPEL A LA SOLIDARITÉ AVEC LES GRÉVISTES

La mobilisation sociale contre la réforme des retraites prend de l’ampleur. Les manifestations, si massives et unitaires soient-elles, ne suffiront pas à faire reculer le pouvoir. Aussi les grévistes et les citoyens recherchent-ils d’autres modes d’action pour se faire entendre. L’adoption de la réforme par l’Assemblée et le Sénat n’y changera rien. Le vote par les parlementaires d’une réforme injuste et illégitime, contre la volonté populaire, est un inacceptable déni de démocratie.

Des salariés et des citoyens chaque jour plus nombreux entrent en résistance, dans l’Education nationale, les lycées et universités, la SNCF et les aéroports, les raffineries et les ports, le transport routier, dans d’innombrables grandes, moyennes et petites villes de France. Le blocage de l’économie devient possible.

Or, l’argent est le nerf de la guerre. Il faut aider les grévistes à tenir, pour gagner contre cette réforme injuste et scélérate. Ceux qui ne peuvent faire grève peuvent soutenir financièrement ceux qui la font, même modestement. Les initiatives, déjà nombreuses, doivent se multiplier.

Nous appelons chacun à envoyer sans attendre des dons aux syndicats qui mènent ces luttes.

Le site internet « Solidaires pour une grève efficace » (http://www.bizimugi.eu/grevesolidaire recense déjà certaines de ces initiatives, et vous pouvez lui signaler celles que vous connaissez. Nous incitons également les citoyens opposés à cette réforme à contacter les syndicats de branche ou les unions locales qui leur sont proches.

Déjà, la Fédération Nationale des Industries Chimiques (FNIC-CGT, case 429, 263 rue de Paris, 93514-Montreuil), SUD-Chimie (6 rue Louis Blanc, 76000-Rouen), les syndicats de Total (Coordination CGT Total, Christine Kipfer, A0102, 24 cours Michelet, La Défense 10, 92069 Paris La Défense Cedex), (SUD-Rail (17 bd de la Libération, 93200-Saint-Denis), la CGT-Cheminots (263 rue de Paris, 93514-Montreuil), la CFDT Route (FGTE-CFDT-UFR, 47-49 avenue Simon Bolivar, 75019-Paris), font appel à cette solidarité citoyenne.

Tous ensemble, nous pouvons mettre en échec l’arrogance et le mépris de ce gouvernement.

Le 21 octobre 2010.

Signataires : Des militants de diverses organisations syndicales, associatives et politiques de gauche, dont :
Clémentine Autain (FASE), Jean-Jacques Boislaroussie (Alternatifs), Benoît Borrits (Alternatifs), Pierre Concialdi (ATTAC), Marie Cosnay, Thomas Coutrot (ATTAC), Leïla Chaibi (l’Appel et la Pioche), Michel Husson (ATTAC), Jean-Vincent Jehanno (Conseiller Régional Rhône-Alpes PG), Adrien Kempf (« Grève solidaire »), Christine Kipfer (Coordination CGT Total), Frédéric Lordon (ATTAC), Abdel Mabrouki (Stop Précarité), Xavier Marchand (FASE), André Martin (co-animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org), Evelyne Perrin (AC !, FASE)…



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : http://www.bizimugi.eu/grevesolidai...

Lire aussi : Etre solidaire de la grève générale sans faire grève http://www.reporterre.net//spip.php...

25 juillet 2019
Aux Rencontres de la photographie d’Arles, les murs séparent, la nature relie
À découvrir
24 septembre 2019
A Bure, les travaux accélèrent ? Battons nous contre la poubelle nucléaire
Tribune
23 septembre 2019
À Bure, l’écoféminisme renouvelle la lutte antinucléaire
Reportage


Du même auteur       villalard