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Jardin sans pétrole

Le jardin sans pétrole - L’ortie, un trésor pour le compost

Une journée sans RER pour Chamarande pour cause de travaux. On reste en ville... où il y a des découvertes à faire sur les vertus de l’ortie.

Adieu jardin ! Nous voilà avec notre salade de lentilles sur les bras que nous allons finalement déguster sur un carré de prairie du bois de Vincennes. Des repousses de ray-grass, de dactyles et autres fétuques, deux troncs coupés en guise de banc et un rayon de soleil. Bien plus soigné que nos 400 m2 où il nous faut sans cesse contenir les ronces.

J’avais prévu, ce dimanche, de m’occuper d’un tas de compost qui s’est rempli très vite avec des végétaux tout secs du manque d’eau estival. Ces végétaux ont une forte teneur en carbone et pour rééquilibrer le compost, je pensais y adjoindre des orties, dont j’ai découvert un important massif en lisière de forêt.

Un champ d’orties en lisière de forêt.

Les orties n’apportent pas que de l’azote ! Incorporée dans le compost, cette plante agit comme un activateur qui accélère la décomposition des végétaux et leur transformation en humus. Quand les orties sont en graines, comme en ce moment, il est préférable de les tremper dans l’eau. Elles germeront dans le tas de compost, où elles s’affaibliront, et n’envahiront pas le jardin.

Il faut savoir, en ces temps de torpeur climatique, que la transformation des déchets végétaux dans un compost des champs - comme le nôtre - ou dans un lombricompost des villes - comme celui que des copains du 18e arrondissement ont installé dans leur cave - est une façon très efficace de séquestrer du carbone. Car une fois mûr, votre compost viendra enrichir une terre de culture dans laquelle les plantes qui pousseront transformeront le dioxyde de carbone de l’air en oxygène.

En attendant le moment d’aller travailler au jardin, Jean-Marie a fait un aller-retour lundi soir et a rapporté des tomates, une brassée d’oseille et de la salade au moins aussi amères que le chou de Kale, de l’Amap…

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