L’escargot ne manque pas de prédateurs

Durée de lecture : 2 minutes

15 décembre 2018 / Christine Laurent (Reporterre)

Même à la fin de l’automne, la visite au Jardin sans pétrole vaut le détour. Sur place, les escargots se multiplient mais leurs prédateurs rôdent.

« Vous allez encore dans le jardin en ce moment, mais il n’y a rien à y faire en décembre, non ? » On pourrait en effet laisser le jardin dormir sous son épaisse couche de feuilles ou plutôt laisser la vie du sol s’épanouir tout à loisir mais nos épluchures ? Et la mâche qui pousse sous la serre ? Et les poireaux, navets, carottes et radis noirs que nous n’avons pas encore ramassés ? Et l’odeur de la terre ?

Bien couverts, une pomme en poche, nous partons à vélo vers la gare, contents d’aller prendre l’air et rassurés par la pluie intermittente, car la terre a manqué d’eau cet été.

Le vent a soufflé fort et, à nouveau, la serre s’est envolée. Il y a déjà de beaux bouquets de mâche d’Étampes, que je coupe avant de fixer à nouveau la bâche. Cette fois, je ferme les deux extrémités pour ne pas laisser de prise aux bourrasques.

Le crissement des coquilles d’escargot vides

Celles-ci ont aussi réduit l’épaisseur de la couche de feuille, mais il n’est pas besoin d’aller loin pour recharger les planches. Les feuilles au sol abondent dans le centre équestre.

Zut ! Dans mes allers-retours, j’ai encore écrasé un escargot, ou plutôt une coquille ! Cela fait plusieurs semaines qu’en marchant entre les planches, je sens sous mes pas le crissement des coquilles d’escargot vides.

Aucune trace que je puisse relever. Les prédateurs des escargots sont nombreux et, sans le savoir, j’ai déjà eu l’occasion d’en observer plusieurs. Un carabe, de la famille des coléoptères, condamnés à vivre dans le sol parce que ses élytres ne lui permettent pas de s’envoler. La lithobie à pinces, un mille-pattes très véloce qui repère ses proies à leur vibration, les course et les tue d’une morsure vénéneuse. Il y a aussi la grenouille rousse, que je n’ai pas revue depuis l’été mais qui vit peut-être encore à proximité ; et les orvets, qui se planquent dans les tas de compost. Pour les autres mangeurs d’escargots, les taupes, les musaraignes et autres hérissons, nous n’en avons encore jamais vus dans le jardin. Les escargots, et par extension les limaces, ont tant de prédateurs que nous devrions arriver à limiter leurs dégâts printaniers.



Lire aussi : Contre les limaces qui envahissent le jardin, un barrage des coquilles d’oeufs

Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photos :
. chapô : un escargot. Wikimedia (Remi Jouan/CC BY-SA 3.0)
. jardin : © Christine Laurent/Reporterre

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