Contre les limaces qui envahissent le jardin, un barrage des coquilles d’oeufs

23 avril 2016 / Christine Laurent (Reporterre)



Le printemps bat son plein, les floraisons succédant aux floraisons. Mais les limaces font un festin des fèves et des pois gourmands !

C’est un jour de lumière pure, de RER qui roule et de pissenlits en fleurs, un jour de semaine passé au jardin plutôt qu’au bureau. Ce ciel bleu du mercredi est un appel vers la nature et le soleil dont nous avons été privé ce week-end à cause des sempiternels travaux de la ligne C.

Les deux gros cerisiers plantés devant le jardin sont en fleurs ; leurs pétales tombent en pluie sur la terre couverte de compost, emportés par le vent qui souffle en rafale. Les abeilles ont rejoint les bourdons, en quête des calices déjà épanouis. Les fleurs des jonquilles, des violettes ou de la cardamine ont déjà fané, remplacées par la floraison des stellaires, des alliaires, des lamiers blancs et pourpres, des pissenlits et des jacinthes des bois, pour celles que je reconnais maintenant. Il y a aussi, parmi les plantes que nous avons semées, les fleurs à quatre pétales en croix des choux et de la roquette, les fleurs jaunes et blanches des fraisiers et les soleils orangés des soucis, dont il me semble qu’ils n’ont cessé de fleurir tant l’hiver a été doux.

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Les choux du jardin sont en fleurs.

Dans la pépinière où les semis sont arrosés, les radis, cressonnettes marocaines et choux poussent, mais pas un seul poireau ! Dommage, car je n’ai pas de graines sous la main pour recommencer.

Les fèves et les pois gourmands alignent leurs petites pousses encore délicates mais la survie de certaines est menacée, leurs feuilles ayant pratiquement disparues dans l’estomac des limaces. Et bien oui, les limaces ont une bouche mais pas de mâchoire. Elles broient les feuilles avec leur radula, une langue couverte de minuscules dents. Moi aussi je vais mettre des « petites dents » sur la terre pour les empêcher de ramper jusqu’à mes légumineuses. Mais, avant de répandre mes coquilles d’œuf broyées menu, je bine et émiette la terre pour faire un tapis bien galère à traverser. Et pour les limaces qui dorment sur place, sous une planche de bois installée en guise d’appât, j’ai choisi l’exil à la décapitation.

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Les coquilles d’œuf broyées et répandues pour faire barrière aux limaces.

Mine de rien, en gardant systématiquement les coquilles tout au long de l’année, j’ai rempli cinq bocaux de coquilles broyées ! Et je viens d’en vider un pour épargner les pois gourmands.




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Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photo : Christine Laurent/Reporterre
. chapô : Les semis poussent dans la pépinière, sauf les poireaux : la place du milieu reste vide.

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