Le jardin sans pétrole - La surprise d’un deuxième printemps, juste avant l’automne

Durée de lecture : 2 minutes

19 septembre 2015 / Christine Laurent (Reporterre)

Alors que les feuilles de capucines et les pousses de coriandre donnent au jardin un air de deuxième printemps, les roses d’Inde en fleurs tiennent à distance des vers ronds nuisibles, les nématodes. Car il y a des bons nématodes, et des mauvais nématodes...

Nous avons profité d’une accalmie annoncée par Météo France pour filer au jardin avec nos capes de pluies samedi après-midi. Bien visé, il pleut encore un peu quand nous arrivons, mais très vite une douce lumière d’automne se pose sur le feuillage et les légumes. Encore des tomates noires de Crimée, des haricots verts à ramasser ainsi qu’une courgette, du cresson amiénois, de la cressonnette marocaine, du basilic et un piment de Pardon.

Le goût de la Galice concentré dans ce « poivron miniature » nous revient rien qu’en le regardant. D’autres sont en train de grandir et quelques fleurs auront peut-être le temps de fructifier.

Les capucines poussent à nouveau

Surprise, des feuilles de capucines, des pousses de coriandre, de la bourrache. On dirait un deuxième printemps. Les roses d’Inde sont en fleurs. Sous leur air délicat, avec leurs corolles mordorées et leur feuillage ciselé, les roses d’Inde sont de précieux gardes du corps pour nos plantes potagères, tenant à distance des vers ronds, les nématodes.

Comme pour le cholestérol, il y a les bons nématodes et les mauvais. Les premiers participent activement au grand recyclage de la nature et à la production de l’humus tandis que les autres vampirisent les racines des plantes, encore plus insidieusement que les rats taupiers, car ils sont invisibles à l’œil nu.

Les tagètes, un nom commode pour regrouper les roses mais aussi les œillets d’Inde, éloignent ces vers tout comme l’ail et l’oignon et à titre préventif, nous semons les uns et plantons les autres. Un bon usage des oignons de l’Amap qui germent dans le placard quand arrive le mois d’avril !

Semis d’épinard

Nous n’avons apporté qu’un seul sachet de graines aujourd’hui, d’épinard géant d’hiver. Semée deux années de suite au printemps, l’herbe de Popeye n’a pas vraiment poussé, fleurissant à peine sortie de terre. Nous verrons bien ce que donneront ses semis de fin d’été.


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Lire aussi : Le jardin sans pétrole - Quand les mots s’épanouissent dans les fleurs

Source : Christine Laurent pour Reporterre

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