Le jardin sans pétrole - Sous la chaleur, les championnes grimpent vers le ciel

Durée de lecture : 2 minutes

4 juillet 2015 / Christine Laurent (Reporterre)

La sécheresse règne. Mais des plantes se portent bien malgré tout. Et les vedettes de l’été sont... l’artichaut dont les tiges dépassent les deux mètres cinquante, la verveine de Buenos Aires qui le talonne, l’achillée millefeuille et la livèche qui atteignent bientôt un mètre !


Zut, nous sommes en panne de ticket et la file d’attente devant le distributeur ne nous laisse guère de chance d’attraper le train... A quand la carte Navigo demi-tarif pour les enfants ? Nous poireautons une petite heure à la gare d’Austerlitz avant l’arrivée du train suivant, si bien que lorsque nous arrivons au jardin, le soleil est déjà proche du zénith.

J’extirpe de ma sacoche le hamac que nous n’avons pas encore installé. Sous l’ombre du saule des oliviers, je regarde le jardin desséché. En dehors des buttes arrosées et paillées, la végétation a les couleurs de fin d’été. Ainsi installée en retrait du potager, je peux repérer les vedettes de l’année ; l’artichaut dont les tiges dépassent les deux mètres cinquante, la verveine de Buenos aires qui le talonne, l’achillée millefeuille et la livèche qui atteignent bientôt un mètre.

De gauche à droite, les cosmos, l’artichaut, la livèche (derrière les oignons) et la verveine de Buenos Aires.

Les cosmos dont la floraison est plus tardive sont bien partis pour rattraper le peloton des hauteurs de croissance ! Ces plantes sont des vivaces ou des annuelles qui se sont ressemées sans notre intervention.

Le pied d’artichaut a certes bien poussé mais le résultat – des fleurs de petites tailles – est décevant. Peut-être faut-il procéder à une taille. Limitant le nombre des fleurs, elle permettrait à celles qui restent de grossir davantage. Ou bien faut-il attendre l’année prochaine car le pied d’artichaut ne produit bien qu’au bout de trois ans.

La verveine de Buenos aires dessine des tiges très graphiques portant des panicules de fleurs d’un bleu-mauve intense proche du lilas. Comme la verveine rugueuse (Verbena rigida) qui pousse aussi dans le jardin, la verveine de Buenos aires (Verbena bonariensis) est une plante ornementale originaire d’Amérique latine dont la floraison dure jusqu’à l’automne. Nous l’avons mise en terre l’année dernière pour apporter une nourriture variée aux abeilles.

Mais aujourd’hui point d’abeilles. C’est un papillon blanc qui lui tourne autour. Blanc avec sur l’aile une tache gris-brun caractéristique de la redoutable piéride du chou dont les chenilles gloutonnes ne vont pas tarder à liquider ce que les limaces auront bien voulu leur laisser ! Il y a eu un tel orage dans la semaine que les coquilles d’œuf se sont dispersées, laissant les champs libres aux gastéropodes.


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Source : Christine Laurent pour Reporterre

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