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Les banques britanniques financent des « bombes carbone » dans le monde entier

Les banques britanniques investissent dans des mines de charbon dans le monde entier, malgré les réglementations de leur pays.

La somme est colossale. Une étude menée par l’ONG Leave it in the ground, et révélée par le journal The Guardian le 1er mai, a conclu que les banques britanniques de la City de Londres ont investi 75 milliards de livres sterling (presque 88 milliards d’euros) dans des entreprises qui développent des « bombes carbone » très néfastes pour le climat et les conditions humaines de vie sur Terre.

L’étude a identifié au moins 117 projets de « bombes carbone » dans 28 pays entre 2016 (l’année suivant la signature de l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement moyen mondial à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels) et 2023. Cela représente plus de 420 milliards de tonnes d’émissions potentielles de CO2. Autant de projet qui vont anéantir l’objectif de l’Accord de Paris.

HSBC, le plus mauvais élève

La banque HSBC est celle qui soutient financièrement les entreprises impliquées dans le plus grand nombre de projets de bombes climatiques. Les émissions causées par la combustion des énergies fossiles de ces projets s’élèveraient à 392 milliards de tonnes de CO2. Parmi ces projets : des mines de charbon en Chine (Buliangou, Longwanggou), une autre en Colombie (El Descanso), un gisement pétrolier en Iran (Azadegan), un projet d’exploitation des sables bitumineux au Canada (Athabasca)…

« Malgré les plans climatiques apparemment ambitieux du Royaume-Uni, il est étonnant de voir combien d’argent a coulé des banques britanniques vers des entreprises du monde entier développant les plus grands projets destructeurs et nuisibles pour le climat depuis 2016, a déclaré au Guardian Fatima Eisam-Eldeen, analyste principale à Leave it in the Ground. Une véritable ambition et un leadership en matière de climat impliqueraient une réglementation financière appropriée non seulement à l’intérieur du pays, mais aussi au-delà de ses frontières, en mettant fin à tous les flux financiers vers les entreprises qui exacerbent la crise climatique dont nous souffrons tous. »

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