Les ressorts psychologiques du déni climatique

30 janvier 2018 / George Marshall

  • Présentation du livre par son éditeur :

Alors que le réchauffement climatique se manifeste par un nombre croissant de signaux, comment se fait-il que nous puissions encore ignorer son impact sur notre planète ? Puisque la plupart d’entre nous reconnaissent la réalité du changement climatique sans rien faire pour le ralentir, il est intéressant de se demander par quels leviers psycholo­giques on parvient à admettre une réalité, sans agir.

Pour répondre à cette question, le sociologue et philosophe amé­ricain George Marshall est allé à la rencontre de personnalités de tous horizons : psychologues célèbres, militants du Tea Party texan, scientifiques reconnus, climato-sceptiques, écologistes progressistes et conservateurs. Il a découvert que nos valeurs, nos idées, nos pré­jugés ont leur vie propre, et qu’ils gagnent toujours plus de pouvoir par leur diffusion, divisant les opinions dans leur sillage. Par le biais d’histoires vécues et sur la base de longues années de recherches, Marshall soutient que ce qui nous amène à nier notre responsabilité dans les changements climatiques repose sur la manière dont notre cerveau est formaté par nos origines, notre perception des menaces, les points aveugles de notre psyché et nos instincts défensifs.

Après avoir assimilé ce qui stimule et défie notre intellect et nos mo­tivations, nous pouvons envisager le changement climatique comme un problème soluble. Pour comprendre le rapport de nos sociétés occidentales au plus grand défi du siècle, ce livre apporte des clefs essentielles aux acteurs de demain.


  • Le Syndrome de l’autruche. Pourquoi notre cerveau veut ignorer le changement climatique, de George Marshall, éditions Actes Sud, octobre 2017, 416 p., 24 €.



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