Malgré la décision de justice, le préfet de Haute-Garonne s’obstine à détuire les espèces protégées à Val Tolosa

Durée de lecture : 2 minutes

21 juillet 2017

Les travaux pour le méga-centre commercial Val Tolosa ont redémarré, malgré la décision de la Cour administrative d’appel de Bordeaux qui jugeait illégale la destruction des espèces protégées sur l’emprise du projet, le 13 juillet dernier.

Le redémarrage des travaux fait suite à une décision du préfet de région Occitanie, également préfet de Haute-Garonne, qui a délivré le 12 juillet un arrêté similaire à celui qui a été annulé le lendemain par la cour administrative d’appel, a indiqué France Nature Environnement jeudi 20 juillet. Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « cet arrêté est incontestablement illégal. L’Etat contourne ici une décision de justice pour détruire inutilement des terres agricoles. Ce projet de méga centre commercial, qui ne présente pas d’intérêt public majeur, n’est pas soutenu par les élus et acteurs institutionnels : c’est un non-sens économique et écologique ! »

Le 13 juillet, la Cour administrative d’appel de Bordeaux jugeait illégale la destruction des espèces protégées sur une zone de 44 ha de terrains naturels sur lesquels le groupe UNIBAIL RODAMCO veut construire le méga centre commercial, rappelle l’association de défense de l’environnement. « France Nature Environnement Midi Pyrénées vient de déposer un référé pour demander la suspension de la nouvelle autorisation de destruction d’espèces protégées, et refuse de rencontrer le préfet de région Occitanie tant que celui-ci ne retire pas ce nouvel arrêté incompréhensible », poursuit-elle.

  • Source : France Nature Environnement (courriel)
  • Complément d’information : L’arrêté préfectoral en téléchargement ou consultable ici

Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Lire aussi : A Toulouse, l’opposition au centre commercial Val Tolosa ne désarme pas


Documents disponibles

  Sans titre
DOSSIER    Grands Projets inutiles

18 juillet 2019
De l’urgence de débattre au sein du mouvement écologiste
Édito
15 juillet 2019
Le 20 juillet, une marche pour soutenir le « combat Adama » et « riposter à l’autoritarisme »
Tribune
9 juillet 2019
À Marseille, les quartiers nord ont aussi droit aux légumes bios
Reportage


Dans les mêmes dossiers       Grands Projets inutiles