Notre Dame des Landes : les gendarmes se sont retirés de la Zad

Durée de lecture : 1 minute

20 avril 2013 / Le Télégramme


Entre 150 et 200 gendarmes se relayaient depuis octobre dernier sur le site du rpojet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils ont quitté la zone dans la nuit de vendredi à samedi. Un geste de l’Etat, qui intervient dix jours après la publication des rapports de trois commissions.

« Les gendarmes sont partis dans la nuit. On revient à un régime normal de présence de gendarmerie comme sur le reste du département », a déclaré ce samedi matin un haut responsable de la préfecture. L’information se dessinait depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux sous la forme de témoignages postés notamment sur Facebook. Elle est donc confirmée. Quelle signification ? L’Etat souhaiterait par ce geste calmer le jeu dix jours après la publication des rapports de trois commissions qui ont préconisé des études complémentaires avant le lancement des travaux.

« Un signe »

Du côté de la préfecture, on précise les raisons de ce retrait : « On est en train de réorganiser notre dispositif, c’est-à-dire que l’on tente une configuration qui ne soit plus une présence permanente des forces de l’ordre mais des interventions au coup par coup en cas de besoin ». Le préfet Christian de Lavernée « a souhaité envoyer ce signe ». Mais la situation peut encore évoluer.

Retrait sous condition

Le retrait des forces de l’ordre est soumis à un certain nombre de conditions : absence d’obstacles à la circulation, au travail des agriculteurs et à la possibilité pour les différents experts de faire les relevés scientifiques demandés dans les rapports des commissions. Et si ces conditions ne sont pas respectées ? « On sera malheureusement obligés de revenir à la situation antérieure », avertit la préfecture.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : letelgramme.fr

Photo : FR3

Consulter par ailleurs : Dossier Notre Dame des Landes