Orano a mis à l’arrêt son usine d’uranium au Niger
Cette interruption serait liée, selon Bloomberg, au coup d’État militaire du 26 juillet 2023. Ici Niamey, la capitale du Niger. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/NigerTZai
Cette interruption serait liée, selon Bloomberg, au coup d’État militaire du 26 juillet 2023. Ici Niamey, la capitale du Niger. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/NigerTZai
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Orano a stoppé son usine de concentré d’uranium de la Somaïr au Niger, a annoncé l’industriel français le 9 septembre. Cet arrêt pour maintenance, prévu début 2024, a été anticipé en raison d’un épuisement des stocks des produits chimiques nécessaires à la production. Mais, selon Bloomberg, cette interruption est liée aux sanctions internationales prises à l’encontre de la junte militaire suite au coup d’État du 26 juillet.
La mine d’uranium, elle, tourne toujours. Les 900 salariés du groupe et une partie des sous-traitants sont toujours en activité, a indiqué Orano. Cet été, le groupe avait affirmé à L’Usine nouvelle que le coup d’État ne remettait pas en question ses activités au Niger, ni l’accord de partenariat signé en mai avec le gouvernement nigérien pour la prolongation de la mine de la Somaïr jusqu’en 2040 et l’exploitation du gisement d’Imouraren.
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Le Niger représente 4,7 % de la production mondiale d’uranium. Il fournit à la France 15 % du minerai nécessaire au fonctionnement de ses centrales nucléaires. Dans une enquête, Reporterre est longuement revenu sur la politique colonialiste et extractiviste de la France au Niger, dictée par l’industrie nucléaire hexagonale. De cette domination découlent en partie le putsch et le fort sentiment anti-français qui règne dans ce pays d’Afrique, classé parmi les plus pauvres du monde.