Faire un don
38138 € récoltés
OBJECTIF : 80 000 €
48 %
Pour une presse libre comme l'air ! Soutenir reporterre

Tremble, vieux monde, les fleurs de la vie percent ton béton

Durée de lecture : 2 minutes

29 février 2016 / Hervé Kempf

Ah les amis, quel week-end ! À Notre-Dame-des-Landes, carton plein pour le pari fou des opposants au projet d’aéroport : une manifestation organisée presque au débotté – mais toujours avec la magnifique logistique des militants de l’Acipa et des zadistes –, et des dizaines de milliers de gens venus de partout.

Le voilà, le résultat de votre « référendum », Monsieur Hollande ! Non à l’aéroport !

À Barjac, dans le Gard, la levée de boucliers contre les tentatives de remettre le gaz de schiste en selle a aussi été unanime : non au gaz de schiste ! non à la destruction du climat par les fossiles !

Et ailleurs, d’autres signes de la rébellion se levaient plus discrètement : comme à Lille, où des militants de toutes les luttes se sont retrouvés, amorçant le mouvement de l’avenir où écologistes, paysans, ouvriers, employés, altermondialistes unissent leur forces pour bousculer l’ordre oligarchique. Ou à Lyon, où le Salon Primevère, le grand salon écolo, a vécu une trentième édition d’anthologie, voyant plus de 30.000 visiteurs arpenter les allées où solutions alternatives, débats de réflexion et marché bio affichaient une roborative vitalité.

Quel beau week-end, décidément. Qui dit une chose simple : dans ce pays, la jeunesse, l’énergie, l’enthousiasme, sont du côté de la rébellion. De la rébellion contre la logique néolibérale destructrice qui prétend encore imposer sa loi sinistre. MM. Hollande, Valls, Gattaz, Sarkozy, et tous les autres, sachez-le : il y a dans ce pays une foule immense qui prend au sérieux la question du climat ; qui sait qu’on ne résoudra pas le chômage en faisant couler le béton ; que l’agriculture a un bel avenir si on renverse la loi absurde du marché sauvage ; que les ressources pour changer le monde existent dans les poches des voleurs de l’oligarchie.

Un beau week-end. Cette année, le printemps a de l’avance : il a commencé les 27 et 28 février.


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Hervé Kempf pour Reporterre

Photo : © Isabelle Rimbert/Reporterre

10 décembre 2019
Malgré leur bon score aux élections, les Verts pèsent peu sur les institutions européennes
Info
10 décembre 2019
En refusant de réglementer la publicité, le gouvernement sacrifie l’écologie
Tribune
11 décembre 2019
Manifestation des cheminots : « La grève ne prend pas en otage, elle nous libère ! »
Reportage




Du même auteur       Hervé Kempf