Antigua-et-Barbuda et la Roumanie rejoignent le moratoire contre l’exploitation des abysses
Les fonds océaniques recèlent des trésors de diversité qui seraient menacés par l'exploitation minière. - © NOAA via Unsplash
Les fonds océaniques recèlent des trésors de diversité qui seraient menacés par l'exploitation minière. - © NOAA via Unsplash
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La liste continue de s’allonger. Cette semaine, Antigua-et-Barbuda et la Roumanie ont annoncé rejoindre le moratoire contre l’exploitation minière des fonds marins. Ces deux annonces portent à 40 le nombre de pays appelant à une mise en pause des projets miniers dans les abysses. La France l’a elle rejoint en 2022. L’exploitation minière, qui consiste notamment à ratisser le fond de l’océan avec des bulldozers, risque d’anéantir des écosystèmes essentiels au bon fonctionnement des systèmes naturels de la planète.
Antigua-et-Barbuda, archipel composé de deux îles principales et peuplé par près de 100 000 habitants, devient le premier pays des Caraïbes à rejoindre le moratoire. Son premier ministre, Gaston Alphonso Browne, a invoqué la nécessité de disposer de données scientifiques indépendantes prouvant qu’aucun dommage grave ne sera causé à l’environnement marin. Pour l’activiste Anne-Sophie Roux, cette déclaration est très importante puisque les négociations sur l’exploitation minière dans les abysses se déroulent dans les Caraïbes.
Même prudence du côté de la Roumanie. La ministre des Affaires étrangères Oana Țoiu s’est dit favorable à « interdire l’exploitation des fonds marins jusqu’à ce que des preuves scientifiques claires soient obtenues concernant son impact sur les écosystèmes marins ».