123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefÉtalement urbain

Artificialisation des sols : il faut diviser le rythme par 10, dit l’Ademe

20 000 hectares sont détruits chaque année.

L’Agence de la transition écologique (Ademe) appelle à une réduction radicale du rythme d’artificialisation des sols pour atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) en 2050. Selon un avis du 19 décembre, relayé par le média Contexte, le rythme actuel de consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers reste préoccupant, avec 20 000 hectares détruits chaque année. Le respect du ZAN imposerait, selon l’Ademe, de diviser par dix le rythme d’artificialisation actuel d’ici à 2050.

Si la renaturation, qui « constitue l’un des leviers pour atteindre le ZAN en 2050 », est une solution, celle des sols artificialisés pourrait prendre des siècles. L’Ademe insiste sur la nécessité de les préserver en amont. Selon ses scénarios, elle estime que seules les options les plus sobres en foncier permettraient de respecter les premiers objectifs fixés à 2031, puis ceux de 2050.

Ces scénarios favorisent la rénovation des bâtiments existants et prévoient un besoin réduit en logements neufs, estimé à 4 ou 5 millions d’ici à 2050, contre 10 millions dans les prévisions actuelles.

legende