Au Jardin sans pétrole, le pommier offre son premier fruit

16 septembre 2017 / Christine Laurent (Reporterre)



Les averses de septembre rendent le travail du jardin intermittent. Le mildiou a définitivement gâté les tomates, rendant nécessaire de planter de l’ail la prochaine fois. Et entre deux averses, la première pomme se balance au bout de la branche.

Drôle de temps pour un mois de septembre ! Les averses intermittentes que l’on connaît plus normalement en avril nous obligent par intermittence à nous réfugier sous l’épaisse haie de thuyas. Mais la fraîcheur revenue donne de l’énergie et nous consacrons l’après-midi au rangement, au nettoyage et aux derniers semis.

Tout d’abord, le rangement des tuyaux d’arrosage, que nous ôtons délicatement des buttes de culture, essuyons pour enlever la terre et roulons en un grand cerceau, avant de les ranger le long de la clôture sous les thuyas. C’est là que nous avons installé l’aire technique. Il y a les quatre bacs de compost, dont l’un a été aménagé pour accueillir le petit matériel, la réserve de coquilles d’œuf, la bentonite et autre bouse de vache servant à la préparation de divers remèdes. On ne peut pas y mettre les outils à manche, que l’on accroche au grillage. Un pis-aller que nous regretterons, car à l’extérieur, même en étant relativement à l’abri de la pluie, les manches des outils s’abîment. Il ne fait pas assez sec aujourd’hui pour les passer à l’huile de lin protectrice.

L’ail a sans doute sauvé le pêcher 

Le jardin est bien vert, mais, cette fois, les tomates noire de Crimée sont foutues. Le mildiou qui n’était que sur les feuilles et les tiges attaque maintenant les fruits. Nous ramassons ceux qui n’ont pas encore été touchés et mettons les autres avec les pieds et les tuteurs sur un tas à brûler pour éviter les contaminations ultérieures. En tout, nous aurons récolté dans l’été une vingtaine de kilos de tomates. C’est peu, à peine deux kilos par pied en moyenne. Cela a suffi à notre consommation personnelle. Nous avons même fait quelques pots de coulis parfumé avec le basilic qui poussait en association.

Il faudrait que nous mettions d’ores et déjà de l’ail à pousser dans la butte qui accueillera les tomates l’année prochaine. L’ail est évidemment une compagne de choix pour les plantes sensibles aux maladies fongiques. Cela me semble aujourd’hui une évidence. Je pense que la plantation d’ail au pied du pêcher a sans doute été plus efficace que les coquilles d’œufs pour chasser la cloque du pêcher et espérer l’année prochaine quelques fruits juteux. Cette année, c’est le pommier planté en 2013 qui, du bout d’une branche, nous tend son premier fruit.

Nous allons compléter les cultures d’automne/hiver – navets, radis noirs, pousse de salade, poireaux — par la mâche que je sème à la volée sur la butte libérée des tomates et laisser faire la nature.

La troisième averse nous surprend. Dans l’attente que la pluie cesse, le regard est suspendu sur le jardin et la poésie s’installe.




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Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photos : © Christine Laurent/Reporterre

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