Bombardements en Iran : des clés pour comprendre
Des bombardements israéliens sur Téhéran, samedi 28 février 2026. - © Fatemeh Bahrami / ANADOLU / Anadolu via AFP
Des bombardements israéliens sur Téhéran, samedi 28 février 2026. - © Fatemeh Bahrami / ANADOLU / Anadolu via AFP
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Après des semaines de menaces d’intervention militaire, les États-Unis et Israël ont annoncé samedi 28 février avoir lancé une campagne de bombardement sur l’Iran. Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué.
Après des semaines de tensions, Israël a lancé samedi matin une attaque contre l’Iran, en coopération avec les États-Unis. Selon des médias israéliens, l’objectif est cette fois-ci de renverser le régime iranien.
Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué samedi dans l’attaque d’Israël et des États-Unis, ont confirmé les médias d’État du pays durant la nuit. L’Iran a annoncé 40 jours de deuil et sept jours fériés. Téhéran a également annoncé la mort du chef des gardiens de la révolution, Mohammad Pakpour, et d’Ali Shamkhani, proche conseiller du Guide.
L’armée israélienne a également visé des cibles du Hezbollah, dans le sud du Liban. Les espaces aériens iraniens et israéliens ont tous les deux été fermés. Ces bombardements ont lieu alors que les discussions diplomatiques entre Washington et Téhéran s’enlisaient.
Cette attaque intervient alors que la population iranienne s’est massivement mobilisée, en décembre et janvier derniers, contre le régime de Téhéran. Une contestation d’une grande ampleur, réprimée dans le sang. « La crise écologique n’est pas la cause directe de la crise actuelle, mais elle agit comme un puissant accélérateur d’une crise économique déjà très profonde », analysait pour Reporterre la chercheuse Dorna Javan.
En juin 2025, Israël et l’Iran s’étaient livré une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d’Israël ayant visé en premier lieu le commandement militaire iranien ainsi que les lanceurs de missiles et les installations du programme nucléaire. Les États-Unis s’étaient joints à l’offensive de leur allié en attaquant trois sites nucléaires iraniens.
De nombreuses victimes civiles
Le conflit avait généré des inquiétudes quant à un risque de guerre nucléaire, l’État hébreu étant l’un des neuf pays dotés d’armes atomiques. Pour Benoît Pélopidas, fondateur du programme d’étude des savoirs nucléaires à Sciences Po Paris, nous sommes « en situation de vulnérabilité fondamentale ».
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Comme en juin 2025, ce nouveau conflit risque de faire de nombreuses victimes civiles. Lors de la précédente guerre, Pouria Amirshahi, député écologiste d’origine iranienne, dénonçait cette « double peine » qui frappait les Iraniens et Iraniennes. « Ils avaient besoin de relais diplomatiques, pas de ces attaques massives, insistait-il. Les Iraniens vivent depuis quarante ans sous le joug d’un régime théocratique criminel et, aujourd’hui, ils se font bombarder par Israël et les États-Unis. Ils sont pris en étau. »