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« On ne partira pas » : des « écureuils » tentent de protéger des tilleuls

Depuis le 15 juillet, des militants sont perchés dans les arbres sur une avenue de la commune de Jouy, en Eure-et-Loire, pour tenter de sauver six tilleuls de l’abattage.

Depuis le 15 juillet, des militants sont perchés dans les arbres sur une avenue de la commune de Jouy, en Eure-et-Loire, pour tenter de sauver six tilleuls de l’abattage. Face à la pression, le maire a annoncé qu’il renonçait au projet de réaliser des travaux de réfection des trottoirs. Mais les « écureuils » refusent de descendre des branches tant qu’ils n’auront pas obtenu un retrait de l’arrêté préfectoral autorisant les abattages, ou une décision municipale écrite garantissant que le plan des travaux est modifié.

« Tant qu’on n’a pas un écrit, on ne partira pas », annonce Caroline Duvelle, membre du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) Chartres-Dreux. « On a de plus en plus de personnes qui viennent nous relayer dans les arbres, jour et nuit, et de gens qui viennent nous ravitailler. On peut tenir longtemps », poursuit-elle. Les militants attendent un rendez-vous avec le maire mercredi. « La France pleure des milliers d’hectares d’arbres multicentenaires qui ont brûlé, c’est une catastrophe, donc chaque arbre vivant doit être absolument protégé de toute notre force », insiste Caroline Duvelle.

Soutenus par le GNSA et l’Association pour la défense de l’environnement dans l’agglomération chartraine (ADEAC), plusieurs dizaines de personnes ont fait face à la gendarmerie au premier jour de leur mobilisation. Un militant a été blessé et a dû être évacué par les secours. « Chaque nuit, la gendarmerie vient vérifier si on est toujours dans les arbres, donc il seront probablement tronçonnés si on les quitte », s’inquiète la militante, qui appelle d’autres défenseurs des arbres à les rejoindre.

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