Des navires de la flottille pour Gaza de nouveau illégalement arrêtés par Israël
Une dizaine de navire serait toujours en route pour Gaza, le 19 mai, selon les organisateurs. - Capture d’écran / Youtube
Une dizaine de navire serait toujours en route pour Gaza, le 19 mai, selon les organisateurs. - Capture d’écran / Youtube
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Israël a de nouveau violé le droit international, lundi 18 mai, en interceptant dans les eaux internationales une partie des navires de la flottille Global Sumud, en route vers Gaza. La cinquantaine de bateaux était partie de Turquie le 14 mai, avec l’objectif de briser le blocus israélien imposé à Gaza, où de graves pénuries, notamment d’eau potable, frappent la population.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a confirmé l’interception par les forces israéliennes de la flottille, selon l’Agence France-Presse (AFP). Une dizaine de navire serait toutefois toujours en route pour Gaza, le 19 mai, selon les organisateurs.
Israël dénonce une « provocation » qui viserait à « servir le Hamas ». L’un des militants aurait confié à la télévision turque n’avoir eu « d’autre choix que de (…) se rendre pacifiquement sans opposer de résistance ». « Nous n’allons pas là-bas pour nous battre ou commettre des actes de violence », a-t-il rappelé, dans des déclarations rapportées par l’AFP.
« Arrêter le génocide, pas la flottille »
La Turquie, de son côté, a dénoncé un « nouvel acte de piraterie » de la part d’Israël. Une condamnation reprise par la rapporteuse spéciale des Nations unies (ONU) pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, tandis que Stephen Bowen, directeur exécutif d’Amnesty International Irlande, a intimé à Tel Aviv d’« arrêter le génocide, pas la flottille », selon des propos relayés par le journal L’Humanité.
C’est la troisième fois en moins d’un an que la flottille militante Global Sumud est interceptée par l’armée israélienne, après une première expédition à l’automne 2025 et une seconde interceptée le 1er mai 2026. En octobre 2025, la flottille Thousand Madleens avait aussi été empêchée par Israël de ravitailler Gaza.
Les militants interceptés par le passé ont fait l’objet de mauvais traitements de la part de l’armée israélienne, dénoncés notamment par Amnesty international, qui mentionne des privations de sommeil, le refus de donner de l’eau potable et de prodiguer des soins médicaux, et relaie des accusations d’actes de torture.