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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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Jardin sans pétrole

Durant l’été, le jardin sans pétrole a prouvé son autonomie

La canicule a laissé des traces au jardin sans pétrole, où les aromatiques ont attiré un grand nombre d’insectes pollinisateurs. Mais, même avec des soins réduits, le jardin a permis de riches récoltes.

Retour au jardin avec sécateur et sachets de graines après 7 semaines de visites éclair pour cueillir, arroser et contrôler au mieux les herbes folles avant qu’elles ne montent en graine. Des moments volés entre les vacances et le travail qui mettent en lumière la capacité d’autonomie de notre potager. Chaque semaine d’août, nous avons récolté des courgettes, des haricots verts, de l’oseille, de l’arroche rouge, les premières tomates et des fleurs de soucis ou de bourrache.

Il fait gris ce premier dimanche de septembre, mais la canicule a laissé son empreinte. La différence de couleur entre la partie du potager qui a bénéficié de l’arrosage au goutte-à-goutte — deux fois dix minutes par jour — et celle qui n’a eu que quelques arrosoirs est bien visible. L’herbe a jauni, les feuilles des cassissiers aussi. L’artichaut s’est desséché sur place, la ciboulette fait la tête.

Pour la première fois cette année, j’ai récolté et fait sécher de la marjolaine (plus connue sous le nom d’origan) qui pousse chaque année à l’ombre du charme, de la camomille, de la menthe et des herbes aromatiques (thym, hysope et sarriette) et transformé la maison en séchoir à plantes.

Une mouche déguisée en guêpe 

Toutes ces aromatiques en fleurs ont attiré en nombre les insectes pollinisateurs. Aujourd’hui, trois gros bourdons festoient dans les fleurs du jeune artichaut, issu d’un fragment de racine de plante-mère très mal en point. La surprise du jour est la découverte d’un syrphe. Depuis le temps que je croisais le nom de cet insecte dans mes lectures jardinières, je n’ai pas hésité une seconde à le reconnaître. Tenue rayée noir et jaune qui le fait ressembler à une guêpe, mais dont il se différencie par sa taille encore plus fine et par une seule paire d’ailes. De la famille des diptères, le syrphe est une mouche déguisée en guêpe. Je la suis des yeux comme je peux, car sa vélocité aérienne est remarquable. Elle pratique aussi admirablement le vol stationnaire au-dessus des fleurs d’achillée millefeuille sur lesquelles elle se pose. Bienvenue aux syrphes, dont les larves se nourrissent de pucerons…

Sa tenue rayée noir et jaune le fait ressembler à une guêpe, mais le syrphe s’en différencie par sa taille encore plus fine et par une seule paire d’ailes.

Jean-Marie a coupé l’oseille, les grappes de raisin, ramassé les tomates et quelques pommes de terre, dégagé les fleurs fanées d’un coup de faucille, arrosé les courges, le basilic perpétuel, réorganisé l’arrosage automatique pour faire de nouvelles cultures d’hiver… Il est temps que je mette un terme à mes observations entomologiques et que je sème les graines de mâche d’Étampes.

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