Fermes-usines : les opposants demandent un moratoire
Des collectifs d'opposants aux fermes-usines s'étaient réunis en Bretagne en octobre 2022. - © Gwenvael Delanoe / Reporterre
Des collectifs d'opposants aux fermes-usines s'étaient réunis en Bretagne en octobre 2022. - © Gwenvael Delanoe / Reporterre
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Le Rafu, la coalition des résistances aux fermes usines, vient de lancer une demande de moratoire contre tous les projets en cours. « L’agro-industrie, souvent présentée comme la solution pour nourrir une population mondiale croissante, est aujourd’hui responsable de dommages sociaux, économiques et environnementaux considérables », explique l’appel.
On dénombre aujourd’hui une soixantaine de collectifs et associations qui se battent contre des élevages industriels, accusés de sacrifier « la qualité des produits, le lien au sol et la nature même du métier de paysanne au profit de la quantité, négligeant les conséquences sur les écosystèmes, la biodiversité, le bien-être animal, la santé humaine et la salubrité sociale ».
Mobilisation le 7 octobre
Cette demande de moratoire intervient au moment où le pacte et le projet de loi d’orientation agricole (PLOAA) est discuté par les parlementaires. Promis par le président de la République Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture en février 2022, il devrait être présenté au conseil des ministres d’ici quelques semaines selon Contexte.
Trois sujets ont fait l’objet de concertations régionales et nationales entre janvier et mai 2023 : l’orientation et la formation, l’installation et la transmission des exploitations et l’adaptation au changement climatique.
Pour faire entendre leurs revendications, les membres du Rafu préparent une grande journée de mobilisation nationale le 7 octobre contre des élevages industriels hors-sol, des méga-serres chauffées, des champs de monocultures ou encore des gigantesques méthaniseurs.