123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefTransports

Gaz à effet de serre : en France, une baisse trop lente pour atteindre les objectifs de 2030

Le secteur des transports représente 34 % des émissions françaises.

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France ont diminué de 1,5 % en 2025, pour atteindre 364 millions de tonnes d’équivalent CO2 hors puits de carbone, selon une mise à jour du baromètre mensuel du Citepa publiée mardi 7 avril 2026.

Cette baisse est moins rapide qu’en 2024 (-1,8 %) et 2023 (-6,8 %). Elle reste nettement insuffisante pour atteindre les objectifs 2024-2028 inscrits dans la troisième stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), le document de planification qui fixe les grandes orientations et objectifs de réduction des GES pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Ce dernier fixe en effet à 279 millions de tonnes d’équivalent CO2 le budget carbone pour 2030, ce qui implique une réduction des émissions de GES de 4 % par an.

Le secteur des transports, qui représente 34 % des émissions françaises, n’a réduit ses émissions que de 1,4 % en 2025. « Cette baisse est principalement liée au transport routier (94 % des émissions), où l’on observe une diminution des ventes de carburants en dépit d’une légère hausse du trafic, précise le Citepa dans son communiqué. Par ailleurs, le transport aérien domestique poursuit sa diminution. » La production d’énergie a quant à elle vu ses émissions augmenter de 0,5 % sur la même période, en raison, entre autres, de la « reprise du raffinage ».

Légèrement moins à la peine dans la poursuite de leurs objectifs de réduction, l’industrie manufacturière a baissé ses émissions de 3,5 %, principalement sous l’effet du recul d’activités émettrices (métallurgie, ciment) et de la diminution de la consommation de combustibles fossiles ; le résidentiel-tertiaire de 1,5 %, grâce à la diminution de la consommation de gaz naturel et de fioul ; et l’agriculture de 1,2 %, « sous l’effet de la baisse du cheptel bovin, tandis que la hausse des apports d’engrais entraîne une augmentation des émissions des cultures ».

legende