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Avion repeint en vert : les mêmes amendes demandées en appel contre les activistes

L'avion peint en vert par des militants de Greenpeace, le 5 mars 2021 à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Un procès pour avoir repeint un avion en vert. Neuf militants de Greenpeace ont comparu le 24 juin devant la cour d’appel de Paris pour une action sur le tarmac de Roissy en 2021. Ils avaient partiellement repeint la carlingue d’un avion de vert pour dénoncer le greenwashing du transport aérien.

Lors du procès en première instance en 2024, ils avaient écopé d’amendes de 700 euros pour les activistes n’ayant pas de casier judiciaire et entre 80 et 120 jours-amendes à 10 euros pour celles et ceux ayant déjà été condamnés pour des actions de désobéissance civile. Ils avaient fait appel de cette décision. Tous ont été soumis à une interdiction de se rendre aux aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et du Bourget pendant trois ans, sous peine de six mois d’emprisonnement ferme.

Le ministère public a demandé la confirmation de ces peines lors de l’appel. Le délibéré sera rendu le 30 septembre.

Greenpeace et l’association Rester sur terre ont profité de cette actualité juridique pour rappeler le mirage des carburants d’aviation soi-disant durables.

« Nous avons souhaité visibiliser et dénoncer les très nombreux projets de kérosène de synthèse qui fleurissent un peu partout sur le territoire métropolitain, et qui avancent dans une grande opacité, en bénéficiant de financements publics, alors même qu’ils arriveraient beaucoup trop tard et en quantité insuffisante pour réduire les émissions qui continuent à croître, et qu’ils ont de lourds impacts environnementaux », explique Charlène Fleury, coordinatrice du réseau Rester sur Terre.

« Alors que la crise climatique s’intensifie et que la France souffre d’un nouvel épisode de canicule battant tous les records, notre action était légitime et reste plus que jamais pertinente. Depuis la crise du Covid, la croissance du trafic aérien a repris à un rythme effréné, augmentant les émissions de gaz à effet de serre responsables de l’emballement climatique, alors que chaque secteur devrait au contraire réduire ses émissions au plus vite », insiste Sarah Fayolle, chargée de campagne climat à Greenpeace France.

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